Archive pour octobre 2007

Rentrée politique du PPM : : « NOU PARÉ ÉPI CÉ TOUTT’ ! »

Mardi 23 octobre 2007

PPM--Parti-Profressiste-Martiniquais--Rentree-PolitiqueCONFIANCE ET DETERMINATION DES MILITANTS

Samedi 13 octobre 2007. Bourg du Carbet. 18 heures. En cette avant nuit tropicale
lourde et moite qui s’installe, la paisible commune du Nord Caraïbe est saisie d’une agitation et d’une frénésie inhabituelles. La paillote du coin retenue pour la tenue de la manifestation de rentrée politique du Parti Progressiste Martiniquais, très vite, se révèle trop exiguë pour contenir cette marée humaine, véritable « lavalass », qui converge et se déverse dans cet espace.

Plusieurs centaines de militants à l’enthousiasme non feint et à la détermination scellée, en une avancée décidée, sont venus témoigner par leur présence, leur confiance et leur foi en la pensée Césarienne et en la politique initiée et mise en oeuvre par les dirigeants du Parti. Nul ressentiment ne les anime, aucune animosité ne les guide. Seule la certitude d’avoir opéré le choix de la raison et de la responsabilité les ont jetés sur les routes escarpées de la construction de cette Martinique digne et autonome que tous nous appelons de nos voeux.

UN FRONT SEREIN ET EN ORDRE DE MARCHE…

1300 – 1340 militants à jour de leur cotisation sont comptabilisés à cette date. Au-delà même du chiffre qui dans sa lecture froide ne représente qu’une simple indication de progression, c’est cette adhésion volontaire dans sa symbolique qui est significative.
Eh oui, un Parti qui hier encore n’arrivait pas à sa dépêtrer des rets de ses divisions et de ses incompréhensions, aujourd’hui présente un front uni et serein, bien ancré dans ses certitudes, discipliné et en ordre de marche derrière ses leaders. Ce fut avant tout une soirée de témoignages.
Soirée au cours de laquelle, tous ceux de la grande famille progressiste reconstituée, eurent un plaisir certain à se retrouver et à échanger. C’est tout d’abord le camarade ECANVIL, dans sa commune, qui souhaita les mots de bienvenue et réaffirma sa confiance dans la ligne du Parti. Laurence LEBEAU, maîtresse de cérémonie, intronisa les nouveaux militants, nombreux. Des femmes, beaucoup de femmes, des hommes, des jeunes, beaucoup de jeunes, enthousiastes, dignes et graves. Témoignages émus de PIERRE- ELIEN, Christian FELIOT entre autres. C’est au tour de Didier LAGUERRE, secrétaire général du parti Progressiste Martiniquais. Il rappela avec fougue, talent et conviction, les lignes du Parti ; Ces lignes idéologiques politiques et socio économiques, qui sont le fondement et la matrice de notre Parti, hors lesquelles toute action ou toute démarche serait vaine et dérisoire.

LES PAROLES FORTES DE SERGE LETCHIMY

Et puis vint le président du Parti Progressiste Martiniquais, député maire de Fort de France, Serge LECTHIMY. Il souligna encore le caractère du Parti patrimoine s’articulant autour de ses valeurs essentielles. Il répéta que le parti n’était pas un parti de circonstance, recroquevillé sur lui-même, hégémonique et autoritariste, mais bien un vrai espace démocratique ouvert et fraternel, où tous les courants et toutes les opinions ont droit de cité faisant mentir ceux qui disaient que le Parti n’était pas un Parti démocratique. C’est un Parti qui a placé l’homme Martiniquais au coeur de sa problématique dans son combat pour l’édification d’une haute conscience nôtre. C’est un Parti de gauche solidaire de toutes les gauches, professant le respect, la fraternité, la solidarité dans un humanisme universel.

UN PARTI QUI REFUSE LE DOGMATISME….

« C’est un patrimoine collectif, que l’on soit pour ou contre ; car le PPM est sorti de l’orthodoxie politique pour s’opposer à toute forme d’aliénation, à toute forme d’assimilation, pour construire un idéal de progrès, d’ordre, fondé sur la reconnaissance d’un droit imprescriptible et inaliénable : le droit de l’initiative. Il faut que toutes les générations et notamment celles de demain, sachent que le PPM est né d’une éthique et non d’un vide, d’une morale et non d’un creux, d’une vision de l’homme et d’une vision du monde. Une vision qui refuse le dogmatisme, qui refuse l’asservissement, une vision qui met la Martinique et le Martiniquais au centre du débat politique et autour d’une nouvelle éthique rendant indissociable le combat pour l’identité, le combat pour la démocratie et le combat pour le développement. » Il transmit les réflexions du baobab fondateur et du fromager cotonneux et feuillu, quand celui-ci dit « sentir revenir une ligne éditorialiste et une écriture virile de l’hebdomadaire du parti, ainsi qu’un esprit de résistance.»

Il annonça l’inauguration de l’aéroport Aimé CESAIRE pour le mois de novembre 2007, pour ainsi effacer la drôle d’impression de cette plaque posée en catimini et furtivement. Il s’agira tout simplement d’un geste digne et d’un comportement respectueux vis-à-vis d’un grand Martiniquais. Il rappela la vigilance de CESAIRE quand celui-ci se refuse à cautionner la démolition du lycée Schoelcher et réclame que ce patrimoine du savoir Martiniquais soit classé. Il parla de la vie du Parti, de la nécessité d’oeuvrer ensemble et de se donner la main, pour solidairement accomplir toutes les tâches auxquelles nos différentes responsabilités nous appelleront. Il salua la création de l’école de formation du Parti Progressiste Martiniquais, indispensable outil pour qui veut appréhender le nécessaire savoir politique et ses mécanismes juridiques. Il nota avec grand intérêt la sauvegarde des archives du Parti. Les archives sont la mémoire du Parti. Et puis aussi, il invita tout un chacun à se préparer aux échéances politiques qui seront cruciales et déterminantes.
Vingt deux heures. C’est une salle debout, des deux mains, qui applaudit notre leader. Chacun est imprégné de l’instant. Tous sont convaincus d’une chose : Le Parti est entre de bonnes mains et va dans la bonne direction.

Serge SOUFFLEUR
Mardi 23 Octobre 2007