Archive pour janvier 2010

Elections régionales 2010

Mardi 26 janvier 2010

Communiqué

Le Parti Progressiste Martiniquais, réuni en Comité National le mardi 26 janvier 2010, en son siège a décidé, conformément à ses statuts, de la mise en place d’un Comité d’Investiture sous la présidence de Jean-Claude Duverger.

Ce comité d’investiture est composé de 8 membres qui sont :

- Rodolphe Désiré (maire du Marin, conseiller général)
- Didier Laguerre (secrétaire général, adjoint au maire de Fort-de-France)
- Annie Chandey (membre du Comité National, adjointe au maire de Fort-de-France)
- Félix Renciot (membre du Comité National)
- Marie-Thérèse Casimirius (Présidente du Balisier de Basse Pointe)
- Gilles Cazenave (Président du Mouvement des Jeunes Progressistes)
- Gerty Couchy (Membre du Comité National)

Le Comité d’Investiture est chargé d’examiner les candidatures à la tête de liste aux régionales. Ces candidatures seront proposées par les différents Balisiers jusqu’au Lundi 01 février 2010, à 12h.

La tête de liste sera alors désignée par les militants, lors de la Convention d’Investiture qui se tiendra le 06 février 2010, à la Ferme Perrine au Lamentin.

Le Secrétaire Général
Didier Laguerre

Appel à voter OUI le 24 janvier 2010

Jeudi 21 janvier 2010

Nous publions ci dessous un appel à voter OUI qui a déjà recueilli plus d’une centaine de signatures dans lesquelles nous avons relevé celles de: Serge Letchimy, Serge Larcher, Alfred Almont, Marcel Ozenat, Michel Yoyo, Philippe Eadie, Pierre Petit, Jenny Dulys, Victor Crater, Jean pierre Piejos, Jean claude William, jean claude Duverger, Guy Ovide-Etienne, Eric Mongérant, Serge Chalons, Maurice Antiste, Odile Pierre Charles, Patrice Dintimille, Simon Morin, Max Dufrénot, Philippe Saint Cyr, Catherine Conconne, Didier Laguerre, Danielle Marceline, Elisabeth Landi, Roger Lagier, Jean françois Lafontaine, Jocelyn Germé, Didier Laguerre, etc…

APPEL A VOTER OUI

Dimanche 24 janvier nous sommes appelés à nous prononcer pour la création d’une collectivité unique en Martinique. Après tous les débats, tant locaux que nationaux nous avons décidé de lancer cet appel à voter OUI le 24 janvier 2010.

Il s’agit d’un moment décisif pour notre pays, un moment qui nous impose une double exigence : celle de moderniser nos institutions, et celle de rechercher en permanence plus d’efficacité et plus de cohérence pour affronter le mal développement d’aujourd’hui et les défis de demain.

La collectivité unique qui exercera les compétences du conseil général et du conseil régional, se mettra en place autour des budgets additionnés de ces deux institutions, avec le personnel existant, est une simplification institutionnelle indispensable pour que la Martinique améliore son mode de gouvernance et du coup, la performance de ses politiques publiques.

Cette simplification institutionnelle, inscrite dans l’article 73 de la constitution nous garantit la totale égalité des droits, tout en ouvrant des possibilités d’optimiser notre développement.

Nous avons entendu et compris les inquiétudes de certains d’entre vous, cependant, la démonstration est faite qu’il ne s’agissait que de mal entendu.

Pour éviter le statu quo sans perspectives et sortir du chevauchement paralysant de compétences, nous citoyens, élus, femmes et hommes de progrès appelons à voter :

OUI le 24 janvier

Pour l’assemblée unique: Serge Letchimy s’adresse aux Martiniquais

Mardi 19 janvier 2010

Mes chers (es) compatriotes,

Le 24 janvier nous sommes de nouveau appelés aux urnes pour que la Martinique se prononce sur la création d’une collectivité unique dans le cadre de l’article 73 de la constitution. Quels qu’aient été nos votes respectifs le 10 janvier dernier, nous devons tous dire OUI à cette nouvelle collectivité.

Oui pour les raisons suivantes :

La plus évidente est que cela permettra une bienfaisante simplification institutionnelle.

Sur le territoire martiniquais, se cumulent deux collectivités, la Région et le Département. Les conséquences d’un tel empilement institutionnel sont multiples : entremêlement de compétences, télescopage permanent des décisions, surenchères politiciennes, ralentissement et incohérence des politiques publiques, perte d’énergies à tous les niveaux, mauvaise utilisation des deniers publics, gouvernance locale émiettée.

Un tel « migannaj » provoque des ralentissements généralisés quand il faudrait agir vite, agir bien, et affronter les urgences quotidiennes du mal-développement, du chômage, de la précarité grandissante, des drames de l’habitat…

Dans des domaines comme ceux du transport, de l’agriculture, de l’énergie, de l’environnement, de la culture, du sport… des bouts de compétences se tricotent entre la Région, le Département, l’Etat, et finalement se paralysent dans des marigots administratifs. Dès lors, ce qui devait être traité sous l’éclairage d’une vision d’ensemble, d’une intention globale, se retrouve « makayé » de manière parcellaire, et, souvent même, de manière antagoniste ou pire : concurrentielle ! …

La recherche d’une mise en cohérence, et d’une meilleure efficacité de nos institutions est une urgence capitale ! C’est pour cela qu’il faut dire Oui.

Certains d’entre vous s’interrogent sur le détail de cette nouvelle collectivité, sur ses moyens, ses compétences, son mode d’élection et sa place exacte dans la Constitution…

Il faut tout d’abord souligner que son inscription dans l’article 73 nous place dans le cadre de l’identité législative, ce qui nous garantit la pleine et totale égalité des droits.

Les moyens financiers, fiscaux et budgétaires, de cette nouvelle collectivité, sont les moyens additionnés de la Région, du Département, de l’Etat, de l’Europe. Ses compétences sont simplement celles rassemblés et rationalisés du Département et de la Région. Des possibilités d’habilitation et d’expérimentation législatives, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, dans des domaines économiques, sociaux ou culturels importants, lui permettront de mettre en œuvre, dans le cadre de la Constitution, des espaces de responsabilité directe, ce qui nous autorisera plus d’initiatives locales et des interventions éclairées, et plus efficaces.

Pour une représentation plus juste et démocratique, je souhaite que le mode d’élection soit à la fois territorial (pour que la Martinique soit représentée dans sa diversité géographique) et à la proportionnelle (pour que tous les courants politiques, toutes les minorités, soient pris en compte).

C’est l’expression démocratique la plus achevée, et partagée qui doit être retenue !

Vous connaissez mon engagement sans faille pour que l’égalité des droits soit compatible avec le droit à l’initiative dans cette nécessaire responsabilité à domicilier localement. Je suis donc très à l’aise pour soutenir que cette nouvelle collectivité ne changera RIEN, je dis bien : RIEN, à l’égalité des Droits, RIEN à notre statut de Région ultrapériphérique, et RIEN à ce que l’on appelle plus largement le droit commun républicain.

C’est une vérité incontestable !

Je sais que certains d’entre vous se posent la question suivante : Pourquoi ne pas attendre la réforme Balladur ?

En toute conscience je leur réponds qu’un tel choix constituerait un regrettable recul.
La situation dans l’Hexagone en terme de découpage territorial n’est pas la même que la nôtre (4 ou 5 Départements dans une Région, alors qu’ici, en Martinique, c’est un Département dans une Région). C’est pour cela que le rapport Balladur ne traite l’Outremer qu’à la marge.

En l’état actuel du texte présenté au Senat sur la réforme territoriale, le refus de cette opportunité de dire Oui à la collectivité unique, reviendrait à laisser le gouvernement, ou un membre de son administration décider seul, par ordonnance de l’organisation de notre institutionnelle, et en conséquence de l’essentiel de notre avenir.

Cela est inacceptable !

Sans comptez qu’en l’état actuel de la constitution, (et à défaut d’habilitation, à légiférer par ordonnance) l’application de la réforme Balladur dans les départements et régions d’Outre mer nécessiterait, à priori, une nouvelle consultation de la population.

Ce serait le comble.

Voter Oui le dimanche 24 est donc un acte fondamental !

Alors mes chers (es) compatriotes, je vous demande d’aller voter, de faire voter, et de voter en toute confiance OUI.

Un Oui de résolution, un OUI de dignité, un OUI de responsabilité sans faille !

DIMANCHE 24 JANVIER VOTEZ OUI

Serge LETCHIMY

télécharger la plaquette Déclaration Serge Letchimy pour l’Assemblée unique

François Bayrou insulte encore Aimé Césaire

Lundi 18 janvier 2010

Par Camille CHAUVET: Non content d’avoir enlever des programmes scolaires Aimé Césaire et d’avoir eu le toupet d’être présent aux obsèques d’Aimé Césaire, il refoule la terre Martiniquaise pour se mêler de choses qui ne le concerne pas. Sans doute , un papa blanc de plus…

A l’Assemblée Nationale le 15 mars 1950 : Aimé Césaire intervenait : i["[. . .] En vérité, alors que, dans nos territoires, la misère, l’oppression, l’ignorance, la discrimination raciale sont de règle, alors que, de plus en plus, au mépris de la Constitution, vous vous ingéniez à faire de l’Union française non pas une union, mais une prison de peuples . .]i . (Exclamations à gauche, au centre et à droite. Applaudissements à l’extrême gauche. ) et un député raciste, Maurice Bayrou insultait Aimé Césaire à l’Assemblée Nationale ce même jour en lui disant en : « Vous avez été bien heureux qu’on vous apprenne à lire « ,et Aimé Césaire de lui répondre « Ce n’est pas vous, monsieur Bayrou, qui m’avez appris à lire. Si j’ai appris à lire, c’est grâce aux sacrifices de milliers et de milliers de Martiniquais qui ont saigné leurs veines pour que leurs fils aient de l’instruction et pour qu’ils puissent les défendre un jour. »

Ce Maurice Bayrou, fut un avocat du conservatisme en matière coloniale, il critiqua vivement François Mitterrand, ministre de la France d’outre-mer de 1950 à 1951, et c’est ce colonialiste qui prônait le maintien du double collège électoral (un pour les colons, un pour les Africains).

Son cousin, conservateur comme lui, François Bayrou ministre de l’éducation nationale a retiré du programme national des classes terminales le Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, le « Discours sur le colonialisme « , censuré sous la IVème république.

D’ailleurs, même Yves Jego Interrogé sur LCI, a affirmé « regretter » que l’ancien ministre de l’Education François Bayrou ait fait retirer du programme scolaire un des textes de M. Césaire sur le colonialisme.

Mais le François Bayrou a trouvé quelques nègres domestiques pour faire fonctionner sa représentation en Martinique.

Un de ces supporter Claude Ribbe dit clairement « A propos de ministres de l’Education, j’en profite pour dire à l’ancien ministre qu’était François Bayrou : 1°/ En ce qui concerne Césaire, il ferait bien de faire profil bas 2°/ Si j’avais su plus tôt qu’il avait retiré « Le discours sur le colonialisme » des programmes scolaires à la demande d’Alain Griotteray, il aurait eu une voix de moins aux dernières élections. »

C’est ce monsieur qui vient demander aux Martiniquais de voter Non…

Vraiment François Bayrou le Rouquin de Mai 68 avait bien raison de vous traiter d’idiot de village comme il l’a fait et vous dire une vérité vous n’avez pas la dimension d’un président de la République.

source le naif

Samedi 16 Janvier 2010
Jean Jack LAPORTE

Votez OUI à la collectivité unique

Vendredi 15 janvier 2010

LE DIMANCHE 10 JANVIER, vous avez répondu à notre appel en rejetant massivement l’article 74 tel que rédigé.

DIMANCHE 24 JANVIER, vous êtes de nouveau appelés aux urnes pour vous prononcer sur « la création d’une collectivité unique au titre de l’article 73 de la Constitution ».

NOUS VOUS DEMANDONS DE VOTER OUI A LA COLLECTIVITE UNIQUE

CE N’EST :

  • Ni une régression dans la lutte pour la responsabilisation, mais un progrès,
  • Ni un recul dans l’organisation des institutions du pays, mais une avancée,
  • Ni un risque pris sur les acquis, mais le meilleur moyen d’optimiser l’utilisation des finances publiques,
  • Ni une remise en cause de l’égalité des droits, mais un des moyens de les amplifier,
  • Ni la réduction des pouvoirs locaux mais au contraire, une manière de s’assurer de nouvelles gouvernances locales

Votre vote – OUI- sera déterminant pour permettre à la Martinique et au Peuple Martiniquais de faire face aux grands défis de ce siècle de manière plus cohérente, et construire des politiques publiques, sociales, économiques et culturelles plus performantes et plus efficaces.

Votre vote – OUI – permettra au pays de sortir d’une incohérence institutionnelle : deux collectivités qui exercent des bouts de compétences dans l’inefficacité la plus totale, voire dans la concurrence la plus rétrograde, et du coup une perte incroyable d’énergie et de moyens.

Votre vote – OUI- va consacrer 27 ans de lutte pour que la Martinique se construise dans une vision globale et non parcellaire du pays.

Votre vote – OUI - s’inscrit comme un acte majeur dans l’irréversible ascension vers un développement plus responsable et une prise en compte plus efficace des grands problèmes du pays

Cette collectivité unique qui regroupera les compétences du Département et de la Région, pourra répondre globalement et avec plus d’efficacité à :

  • la problématique des risques majeurs,
  • la nécessaire organisation globale du transport,
  • la relance de la politique du logement et de l’habitat,
  • la protection et la valorisation de l’environnement, et plus généralement aux enjeux écologiques
  • la question de la protection de la terre et de la valorisation énergétique,
  • la relance de la production locale, plus particulièrement dans le domaine de l’agriculture.

Rester dans le statu quo n’est pas acceptable !

Il faut donc donner à la Martinique de nouvelles perspectives pour ouvrir de nouveaux horizons à notre peuple et plus particulièrement à notre jeunesse.

Le PPM est partisan de cette lutte pour la responsabilisation.

Le PPM vous demande de :

VOTER OUI

DIMANCHE 24 JANVIER 2010

A la collectivité unique dans le cadre de l’article 73

Consultation du 10 janvier 2010:Déclaration de Serge Letchimy

Lundi 11 janvier 2010

Le peuple martiniquais vient de s’exprimer.

Son choix est clair, net et sans ambiguïté : le Peuple Martiniquais refuse l’article 74, tel qu’il est conçu, tel qu’il est rédigé.

Notre appel à l’élaboration d’une responsabilité véritable et sérieuse, a été entendu.

Je veux en cet instant solennel, remercier celles et ceux qui ont cru en nous, en notre sincérité, mais aussi en notre détermination à nous battre, malgré une campagne par moment odieuse, et souvent peu respectueuse des femmes, des hommes, de la démocratie.
Notre sincérité, et certainement notre lucidité, pour démontrer que le peuple martiniquais méritait mieux, plus de respect, plus de transparence, plus d’ambition pour sortir ce pays de son marasme, économique et social, ont été comprises.
Partisans résolus du changement et de la responsabilité, nous, au PPM et au MAP, nous avons été respectueux des aspirations les plus profondes du peuple martiniquais.

Nous ne manifesterons aucun triomphalisme, et surtout nous ne tomberons dans aucune stigmatisation, ni aucune rancœur.

Mais nous tenons néanmoins à mettre en garde notre pays contre toutes formes de dérives dont la première victime sera le peuple martiniquais. Cette campagne nous a divisés mais elle ne nous a pas séparés. Nous devons trouver la force de nous respecter, et de nous élever collectivement vers ce qu’il y a d’essentiel : les valeurs humaines, les valeurs démocratiques, et l’intérêt supérieur de la Martinique !
C’est ainsi, et seulement ainsi , que l’on pourra prétendre, ensemble, je le dis haut et fort, ensemble, sortir ce pays de sa situation de mal-développement, et répondre de manière cohérente aux besoins vitaux de la population, sans sectarisme, sans stigmatisation de quiconque, et surtout sans haine.
On ne peut construire ce pays en édifiant des clans, des murs, des mises en accusations Nous devons, et nous pouvons, fonder de nouvelles espérances sur la base d’un projet de société responsable, d’inspiration et d’institution communes.

Ce n’est donc pas la victoire du PPM, ni celle du MAP. C’est la victoire de la lucidité d’un peuple. C’est la victoire d’une sagesse, la sagesse du peuple martiniquais.

Ce NON n’est pas un refus de la dignité et de la responsabilité. C’est le refus d’un simple numéro d’article dans une Constitution obsolète. C’est le rejet d’une conception des libertés locales qui, en ce 21eme siècle, et à l’heure de la mondialisation, est tout simplement inacceptable. C’est la mise en accusation d’une conception jacobine bien française, qui ne répond pas à la double ambition du peuple martiniquais d’appartenir à une République aux valeurs admirables tout en exprimant son génie singulier et sa claire différence.

C’est, enfin, un appel à reconnaître la personnalité collective de ce peuple, dans une approche républicaine modernisée, où la pleine égalité des droits ne sera pas incompatible avec le droit à l’initiative locale, le droit à la différence, le droit au rayonnement endogène.

Le temps d’un nouveau commencement est arrivé. Ce pays aura besoin de tous ses enfants, quelque soit leur couleur de peau, leur origine, leur rang social… Il aura besoin de tous ses acteurs économiques, sociaux, culturels et intellectuels… C’est l’heure du mieux être ensemble pour mieux construire ensemble les bases et les fondements d’une société martiniquaise pleinement responsable, dans une France mieux ouverte aux pluralités identitaires et culturelles dont l’histoire l’a enrichie.

Puisque le numéro 74 a été rejeté, nous devons poursuivre la bataille pour le changement.

Je vous invite, tous, y compris ceux qui ont milité et voté pour le OUI, à faire front pour éviter tout statut quo, tout conservatisme suicidaire, et tout assimilationnisme réducteur.
Dans 15 jours, le 24 janvier, nous serons de nouveau consultés, non pas seulement sur l’article 73, mais sur le choix d’une collectivité unique dans le cadre de cet article. Pour certains, c’est une fin en soi. Pour nous, c’est la première étape d’un processus : celui de la troisième voie.
C’est le moment d’amorcer une transition qui nous permettra, dans la transparence, dans le travail, dans l’expérimentation, d’aller vers des choix partagés, cohérents, et négociés en vue d’un espace de responsabilité conforme aux attentes du peuple martiniquais.

Le 24 janvier, nous vous invitons à dire OUI !

OUI à une responsabilité qui ne renonce pas aux acquis de nos luttes ancestrales !
Aux martiniquaises et aux martiniquais, je dis que c’est sans complexe, et avec la détermination la plus sereine, que vous devez aborder l’Avenir. Il ne s’agit plus d’attendre une quelconque solution qui nous viendrait d’ailleurs : Il s’agit maintenant de mettre en œuvre une autonomie de pensée, une autonomie de conception, une autonomie de vouloir, et surtout une autonomie de résolution pour changer ce qu’il y a à changer, et dans cette Constitution, et dans notre vision de nous-mêmes, et dans notre vision du Monde !
Aux élus martiniquais, je dis que la confrontation d’idées est essentielle. Que l’ajustement de nos différences est fondamental. Que les attaques à l’intégrité des personnes, sont le creuset des grandes dérives autoritaires.

Je plaide pour l’humilité, pour le respect mutuel, pour le droit à la liberté d’expression, et pour la tolérance.

Aux services de l’Etat, je dis que tous les Etats-généraux du monde, tous les paternalismes, toutes les réparations, toutes les bienveillances mémorielles, ne pourront compenser ce qu’il y a de plus précieux pour nous martiniquais, à savoir : la reconnaissance de ce que nous sommes en vue d’une démarche décisive vers un total épanouissement !.. Mais c’est d’abord à nous, Martiniquais, hors de toute haine, hors de toutes arrière-pensées, mais aussi loin de tout complexe d’infériorité, que nous pourrons, de manière sérieuse et responsable, opérer les choix qui inaugurent de vraies ambitions pour notre pays.

C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous pourrons exiger, et obtenir !, la nécessaire modernisation des institutions et de la Constitution de cette République !

Vive la Martinique qui avance ! Vive la Martinique responsable !

Fort de France, Dimanche 10 janvier 2010, 21 heures.

Il faut préserver la liberté de la presse

Samedi 9 janvier 2010

Le rôle du journaliste est d’informer les citoyens en rendant publics les faits et événements dont il a connaissance. Ce rôle d’information implique la recherche d’éléments susceptibles d’éclairer le public, par des canaux plus ou moins officiels, qu’il lui appartient de vérifier et de recouper, et qui constituent ses sources.

Dans l’exercice de sa profession, le journaliste peut être confronté de diverses manières à la justice : il peut lui être demandé d’apporter la preuve des informations qu’il a publiées lorsqu’il est par exemple accusé de diffamation ; les enquêteurs peuvent également vouloir l’entendre dans leur recherche d’éléments de preuve sur une affaire dans laquelle il a également enquêté.

La justice n’exige à l’évidence pas en permanence de la presse qu’elle révèle ses sources ; elle ne le fait que pour certains sujets sensibles pour l’opinion publique et, plus fréquemment, lorsqu’ont été divulguées des informations confidentielles à l’insu du juge en charge d’une affaire. Tout dépend donc du sujet traité et, partant, du choix initial du journaliste quant au domaine de ses investigations. Il reste que cette liberté de choix apparaît étroitement corrélée à la liberté d’information.

Dès lors, la liberté de la presse ne se conçoit pas sans que soient apportées des garanties aux journalistes dans l’exercice de leur profession et, notablement, sans que soit protégé le secret de leurs sources : la possibilité pour un journaliste de taire l’origine de ses informations permet d’éviter un tarissement de ses sources et favorise donc une réelle liberté d’informer. Il serait sans doute extrêmement difficile pour les journalistes de mener des enquêtes approfondies si les témoins qu’ils sollicitent n’avaient pas l’assurance de pouvoir s’exprimer sans courir le risque de voir leur identité révélée ou leur situation sociale remise en cause. « Qui cite ses sources, les tarit » dit l’adage.

Notre droit n’a jusqu’ici pas érigé le principe de la protection du secret des sources journalistiques comme règle générale : depuis la loi du 4 janvier 1993, est seulement reconnu aux journalistes un droit de non-divulgation de leurs sources lorsqu’ils sont entendus comme témoins dans le cadre d’une procédure d’instruction (article 109 du code de procédure pénale).

Or il est urgent pour la France de se doter enfin d’une législation plus ferme afin d’être en conformité avec les règles de la cour européenne des droits de l’Homme qui fait de la protection du secret des sources « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ».

Répondant à cette nécessité, mais aussi à l’attente des journalistes, qui réclament depuis de nombreuses années déjà des aménagements du régime juridique qui leur est opposable, ce texte n° 2010-1 du 4 janvier 2010, paru au JO n° 3 du 5 janvier 2010, entend renforcer la liberté d’exercice du métier de journaliste, ainsi que, de manière plus générale, la crédibilité dont les journalistes pourront se prévaloir auprès de leurs informateurs en affirmant de manière solennelle et absolue le principe de la protection du secret de leurs sources et en tirant les conséquences de ce principe en matière de procédure pénale.

Il consacre ainsi, au sein de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, un principe général et complète les dispositifs applicables en matière pénale pour permettre aux journalistes de s’opposer plus efficacement à la remise en cause de leur droit au silence et de bénéficier, dans le cadre de perquisitions effectuées sur leur lieu de travail ou à leur domicile de garanties procédurales renforcées.

Jeff Lafontaine (extrait des synthèses des débats parlementaires)

Je ne suis inféodé à aucun clan

Jeudi 7 janvier 2010

Drôle de procédé que de mettre en ligne sur un site, un mail adressé à titre privé à un personne privée, ce qui n’était pas son but, et de plus sans ni m’en avertir ni m’en informer. Mais bref!!! Puisque cette publication m’en donne l’opportunité, parlons!!!Dans ce court papier, je me suis contenté de poser des questions et je n’ai mis en cause personne! Quand Me Dorwling Carter insinue le contraire, c’est travestir mes propos et tenter tout simplement de noyer le poisson. Quand il évoque une prise illégale d’intérêt que l’on tenterait d’imputer à l’entourage de M. Marie-Jeanne, il m’impute des propos que je n’ai pas tenu. Je connais le procédé et je n’en suis pas surpris.

J’ai cité des faits qui sont aussi gros que le nez au milieu de la figure!

Ce que je dis est vérifiable et je n’ai inventé ni l’appontement du Diamant, ni le centre de découverte de sciences de la terre, ni l’absence de station d’épuration et de document d’urbanisme à Rivière Pilote, ni la faillite organisée du CFA-BTP, ni les interventions en matière « sociale » de la Région Martinique au sujet desquelles feu Christiane DORLEANS avait demandé en plénière des explications et des informations sans jamais obtenir autre chose que des vociférations.
Je n’ai pas davantage inventé la captation par les élus qui effectuent des déplacements par avion, des gratifications commerciales offertes par les compagnies aériennes sous le vocable de « miles » et qui permettent aux heureux bénéficiaires d’obtenir des voyages gratuits. Chacun sait que ces voyages sont fréquents et nombreux depuis que l’actuelle équipe est aux commandes.

Je ne ferai pas l’injure à l’excellent juriste qu’est Me Dorwling Carter de rappeler qu’il est formellement interdit à une personne publique de prendre ou de percevoir un intérêt quelconque lors de l’exécution d’un marché public. Qu’est-ce-donc que la perception de « miles » par un élu ou un agent public à l’occasion d’un voyage dont le cout est financé par des fonds publics dans le cadre d’un marché ?

J’aurais pu ajouter que depuis 2004, le Conseil Régional avait arrêté la publication pourtant obligatoire de son recueil des actes administratifs et qu’après plusieurs courriers à la Région, j’ai du saisir le préfet Dassonville, dont les services, après un an de tergiversations, ont bien été contraints d’adresser un courrier à l’exécutif de cette collectivité. Mais par delà la règle de droit, comment comprendre que l’obligation de publicité soit bafouée par le Conseil Régional alors que cette exigence n’a pour objectif que de faire vivre la démocratie ?
Pour éclairer le lecteur, il aurait été intéressant de publier l’échange de courrier avec le préfet mais cela ne semble pas possible.
Que l’on soit pour l’article 73 ou pour l’article 74, ces questions se posent et c’est mon droit de citoyen de les évoquer. Je ne peux que constater que rares sont ceux qui osent le faire, ce qui me laisse songeur quand à l’existence d’une réelle opinion publique en Martinique capable d’être un contre pouvoir face aux puissants. Or approfondissement des responsabilités locales doit s’accompagner d’un approfondissement de la démocratie trop souvent superficielle dans notre pays.

J’ai côtoyé beaucoup d’élus, de tout bord dont beaucoup remplissaient leur mandat avec dévouement lors de la dizaine d’année passée au Conseil Régional !

Avec des moyens infiniment plus modestes que ceux d’aujourd’hui et en dépit d’une certaine inexpérience, je prétends que la Région de 1983 à 1992 avait de meilleurs résultats que celle d’aujourd’hui. Certes, des critiques peuvent et doivent être faites. Mais sur le plan de la conception et de la planification des politiques à mettre en œuvre en matière économique, sociale et culturelle, je prétends que la Région de 1983 à 1992 faisait bien mieux que celle d’aujourd’hui eu égard aux faibles moyens dont elle disposait à l’époque.
En 1992, le cout du fonctionnement propre de la Région Martinique était de 50 millions de francs sur un budget total de l’ordre du milliard de francs (soit 150 millions d’euros). Aujourd’hui, il est de 50 millions d’euros soit 6,5 fois plus qu’en 1992 pour un budget de 310 millions d’euros soit 2 milliards de francs, très exactement le double du budget de 1992. Alors, qu’est-ce à dire ?
Quant au commentaire sur le ressentiment personnel que j’éprouverais et qui dicterait mes propos, c’est bien mal me connaitre que de croire que je me laisserais gouverner par ce genre de passion.

Les nombreux faits que j’ai cités n’en tiennent aucun compte. Mais j’ai l’habitude de me comporter en homme libre, de dire ce que je pense et je ne suis inféodé à aucun clan.

Karl PAOLO
le 5 janvier 2010

Cher Monsieur Dorwling Carter

Jeudi 7 janvier 2010

Merci d’avoir prêté attention à ma réaction à la publication d’un petit mot que je vous avais adressé et qui n’avait pas la prétention d’être porté à la connaissance de tous. Si j’avais eu cet objectif, je l’aurais sans doute écrit différemment sans toutefois en modifier le fond. Mais le mal n’est pas si grand et j’ai l’habitude d’assumer mes actes. Il est exact que je crois connaitre relativement bien le fonctionnement de l’institution régionale et que ma vision n’est pas celle qu’aurait un observateur extérieur. En outre, j’y ai conservé de solides amitiés qui me permettent de comprendre ce qui s’y passe, par delà les apparences. Enfin, je connais parfaitement les élus qui dirigent aujourd’hui cette institution pour les avoir soutenu depuis 1989 et plus encore par la suite.

Je vous rappelle que feu Camille Darsières était intervenu en séance plénière pour stigmatiser ma présence dans un bureau de vote au François comme délégué du candidat Marie-Jeanne lors des élections législatives. J’ai par la suite apporté ma collaboration sur bien des aspects et notamment dans le cadre du Projet Martinique.
Si mon soutien ne leur est plus acquis, c’est parce que je ne partage pas l’approche – que je qualifie d’idéologique – qui est la leur et au service de laquelle tout peut être instrumentalisé.
Quoique n’étant plus en activité au Conseil Régional, je continue à m’intéresser de près à ce que fait cette institution. C’est d’ailleurs dans ce cadre que, désirant consulter le recueil des actes administratifs, je me suis aperçu qu’il n’était plus publié au motif que les informations se trouvaient sur le site Internet de la collectivité. Pourtant, la loi, que vous connaissez mieux que moi, est claire : même en pareil cas, une publication papier au moins mensuelle est obligatoire. Pourquoi donc l’exécutif régional devrait-il s’en dispenser ?
Cela m’a d’autant plus surpris que feu Camille Darsières tenait particulièrement à la publication du recueil qui, à l’époque, était adressé gratuitement à toutes les bibliothèques de l’ile. C’était pour lui un élément essentiel de la démocratie tout comme d’ailleurs le libre accès aux séances plénières de la Région.

Les courriers adressés au président de la collectivité lui demandant de me permettre de consulter les actes administratifs étant restés sans réponse, j’ai été contraint d’intervenir au niveau du préfet, M. Dassonville.

Quant au reste, le poids relatif des dépenses de fonctionnement de la collectivité par rapport à son budget global est un bon indicateur. Bien des associations caritatives ayant recours aux dons du public se sont faites épingler parce que leur fonctionnement ponctionnait une trop grande part des sommes collectées pour venir en aide à ceux qui en ont besoin.
Si à la Région Martinique, le cout de son fonctionnement a été sur 20 ans multiplié par 650% tandis que son budget global ne faisait que doubler, cela signifie que le poids relatif du fonctionnement propre de l’institution est, en 2009, sans commune mesure avec ce qu’il était en 1992.

Quand on sait que 70% du budget de la collectivité régional est financé par des impôts et des taxes locales, cette question n’est pas accessoire et ce n’est pas l’inflation (2 à 3% par an sur 20 ans génère un accroissement de 64% pas de 650%) qui explique ces données.

J’ignore sur quelle base M. Philippe SEGUIN a décerné à la Région Martinique un brevet de bonne gestion. Permettez-moi d’être circonspect sur ce point quand je constate que, jusqu’en 2009, le budget régional ne mobilisait aucun emprunt pour financer les nombreux besoins qui ne sont pas satisfaits dans notre pays et dont souffrent ses habitants, injectant ainsi des liquidités dans le circuit économique alors qu’elle en a la capacité.

La gestion d’une collectivité comme la Région n’a pas grand chose à voir avec celle « d’un débit de la régie » ou d’une marchande de pistache. Elle doit anticiper sur l’avenir afin de préparer les infrastructures et les hommes à faire face aux enjeux de demain.

Or, de mon point de vue, ce n’est pas le cas et je voudrais vous donner deux exemples, l’un relatif à la formation professionnelle, l’autre à l’éducation.

Avec des compétences en matière de Formation Professionnelle largement amplifiées par les lois de 1993, 2002 et 2004, la Région Martinique dispose, en 2009, d’un budget deux fois plus important qu’en 1991.

Pourtant, il n’existe aucun document de référence s’appuyant sur les besoins en qualification des Martiniquais, traitant de leurs problèmes, exprimant de manière précise la politique et les orientations suivies par la collectivité régionale afin de permettre aux acteurs et aux partenaires de se positionner sur des stratégies à moyen terme et non à court terme. Cette tâche essentielle qui avait été réalisée entre 1983 et 1992, est passée à la trappe.
Environ 1 000 places sont offertes chaque année, dans le cadre du programme régional « adultes » et autant en ce qui concerne le programme « jeunes ». C’était 4 000 places, 4 fois plus, en 1991 sur le seul « programme régional adulte » !!! Alors que de nombreux martiniquais désirent se former hors de Martinique, la Région a supprimé la rémunération accordée dans le cadre d’une convention avec l’ANT, qui leur permettait de vivre décemment.
Alors que le budget primitif régional s’est accru de 21% entre 2003 et 2009, celui de la formation professionnelle a enregistré une augmentation de 5%, un taux inférieur à l’inflation !!!
Les fonds reçus de l’Etat pour la Formation Professionnelle et l’Apprentissage ne sont pas entièrement dépensées dans ce secteur : Les Centres de Formation d’Apprentis n’ont pas vu la couleur des 39 millions d’euros de taxe d’apprentissage obtenus par la Région et figurant en recettes au Budget primitif 2008 et 2009. Mieux, c’est à ce moment là qu’a été étranglé financièrement le CFA-BTP de Ducos dont le budget a été réduit de près de 30% au moment où le nombre d’apprentis doublait !
En 2008, le tiers des licenciements économiques l’ont été dans des entreprises de formation professionnelle et le tiers des 602 personnes qui ont perdu leur emploi pour un motif économique, travaillait dans ce domaine.
Les partenaires et les acteurs de terrain sont traités au mieux des obligés. A ceux qui ne filent pas doux, on coupe les subventions!
Aux dispositifs collectifs sont substitués des régimes d’aides individuelles, nécessitant de s’adresser à un guichet : la formation professionnelle n’est plus un droit, mais une faveur que l’on obtient ou non, en fonction de considérations qui peuvent être parfaitement subjectives laissant libre cours au clientélisme. Est-ce ainsi que l’on rendra les martiniquais responsables d’eux même et de leur pays ?

En matière éducative, c’est-à-dire en matière de lycée, l’une des tâche majeure de la Région est d’élaborer le Schéma Prévisionnel des Formations Initiales des Lycées et Collèges conçu comme un document de programmation évolutif et traitant de l’ensemble des formations, générales, technologiques ou professionnelles initiales des collèges et lycées en tenant compte de l’évolution de la démographie scolaire.

Mais notre Région a cette particularité de ne s’être jamais conformée à la loi, sauf avant 1992 ! Elle ne possède pas de schéma prévisionnel. Résultat : le recteur a les mains libres pour arrêter la carte des formations initiales des collèges et des lycées, qu’il s’agisse des formations générales, technologiques ou professionnelles de décider de la fermeture ou de l’ouverture de tels ou tels types de formation dans chaque établissement. Bel exemple d’esprit de responsabilité dont font preuves ceux qui nous promettent de faire demain ce qu’ils ne font pas aujourd’hui !
L’incohérence est de mise : l’apprentissage, qui relève de la formation initiale, est traitée par la Commission de la Formation Professionnelle et aucune coordination n’est réalisée entre les formations accessibles par la voie de l’apprentissage et celles proposées par les lycées Professionnels. Plus grave : les deux dispositifs sont mis en concurrence, ce qui, sur un territoire aussi petit, est le comble de la bêtise.
Cette situation est particulièrement préjudiciable car de ce schéma dépend la construction de collèges et de lycées et le développement de nouvelles filières. Si les lycées de Ducos et de Bellefontaine dont la construction avait été décidée en 1997 ont vu le jour, les élèves comme leurs parents ont été priés d’attendre 5 ans pour le premier et 7 ans pour le second pour prendre possession de locaux non achevés (hébergement, infrastructures sportives). Ce piètre résultat est à mettre en rapport avec la construction en 1990 du lycée Acajou I (livré en 6 mois), et en 1991 des lycées Acajou II et Rivière Salée (livrés en 18 mois). 3 600 élèves y ont été accueillis !
Dans le même temps, le conseil régional est devenu le champion toute catégorie de la pose de containers en guise en salle de classe pour faire face aux besoins. Pas un lycée n’est oublié dans la mise en place de ces « modulaires » comme les élus de la majorité régionale les appellent pudiquement ! Au total, plus d’une centaine ont été éparpilles un peu partout ! Cout du modulaire installé prêt à l’emploi : 75 000€ soit au bas mot 7 500 000€, 50 millions de francs!!! Faut-il suggérer de construire un lycée dans l’ile de la Dominique ?

Alors que le budget primitif régional s’est accru de 21% entre 2003 et 2009, celui de l’Education a enregistré une diminution de 23% ce qui témoigne de l’intérêt porté à la formation initiale des jeunes martiniquais. Plus curieux est que la dotation régionale d’équipement scolaire, subvention d’investissement allouée par l’Etat aux Régions et destinée à financer l’équipement et les travaux dans les lycées n’est pas complètement utilisée par la Région Martinique.

Vous suggérez la réalisation d’un audit précis. Pourquoi pas s’il est réalisé par une autorité indépendante. Je vous ferais simplement remarquer que la simple lecture des documents de la Région, budgets et compte administratifs, devrait permettre à ceux qui ont pour mission d’informer les citoyens de le faire de manière objective. Pour ma part, je n’ai pas d’autres sources que ces derniers.

Karl PAOLO
6 janvier 2010

Les voeux de Louis MARIE-SAINTE Président du Grand Rassemblement Ducossais

Mardi 5 janvier 2010

Chers compatriotes,

Malgré la longue grève des travailleurs de Février 2009, qui a entrainé dans les rues plusieurs milliers de personnes, la situation générale ne cesse de se dégrader. Lutte contre la vie chère, la misère, et les injustices sociales, telles étaient les revendications populaires…

Depuis quelques mois, nous assistons à une augmentation croissante du chômage, à une dégradation du monde de l’entreprise, avec pour conséquence de nombreux dépôts de bilan et une fragilisation de l’emploi et de la formation. Les États généraux de l’outre-mer se sont tenus dégageant de nombreuses pistes arrêtées lors d’un
conseil interministériel…

Tout cela semble ne pas suffire!!

Notre pays traverse une crise sociale, économique et morale sans précédent, plongeant les populations les plus fragiles dans une souffrance insupportable avec parfois des conditions de vie inhumaines. De plus, la situation politique que nous connaissons depuis un an, et qui va se solder pour les consultations populaires des 10 et 24 janvier 2010, ne fait qu’amplifier une situation déjà compliquée.

Notre ville, comme d’autres collectivités Martiniquaises subit très lourdement la crise, se traduisant par des problèmes budgétaires que nos élus n’arrivent pas à maitriser par manque d’anticipation, et de transparence financière :

  • Personnel d’encadrement nettement insuffisant vu la dimension de notre ville
  • Fonctionnement au ralenti des services par manque de moyens
  • Baisse sensible des budgets pour l’éducation et la jeunesse

Il serait grand temps que nos élus de la majorité municipale comprennent qu’il n’est pas possible de continuer à cette cadence et que le moment est venu de réagir en impulsant une nouvelle politique et une véritable démocratie participative afin d’impliquer toutes les forces vives.
Les effets dévastateurs de la crise internationale risquent à terme de paralyser notre fonctionnement d’autant plus que notre capacité d’autofinancement a atteint son seuil critique. En outre les remboursements de la dette restent énormes, entrainant une pression fiscale toujours croissante.

Nous continuons donc, à attirer l’attention des responsables de l’édilité de la nécessité d’une analyse financière objective afin de tirer des conclusions pertinentes pour une réelle gouvernance.

Aujourd’hui, ni l’article 73, ni l’article 74 ne seront en mesure de remplacer les décisions courageuses que devront prendre nos élus pour redresser la situation préoccupante de notre ville.
Nous, élus du grand rassemblement restons vigilants et sans cesse disponibles pour contribuer à une politique plus dynamique, impulsant un vrai projet pour mieux assurer l’avenir.

Que 2010 vous garde en bonne santé pour poursuivre votre route avec nous dans le calme, la sérénité et la solidarité.

Meilleurs vœux à tous…Que la lutte continue ensemble… Je vous aime tous…

Le président Louis MARIE- SAINTE