Archive pour février 2010

Ecrire nous-mêmes une nouvelle page de notre Histoire

Samedi 20 février 2010

Communiqué

Le Parti Progressiste Martiniquais prend acte de l’annonce faite par le Président de la République le 18 février dernier à Fort-de-France, de prolonger la durée des Habilitations de deux à six ans, et d’élargir cette capacité à légiférer à des thèmes plus larges, notamment dans le champs du développement durable.

Cette proposition est un succès du PPM et de son Président Serge Letchimy, et un pas essentiel vers la responsabilité locale.

La position du PPM durant la campagne de la consultation de janvier 2010, était en effet de rendre compatible l’égalité des droits et le droit à la différence, mais également de disposer d’une période d’expérimentation qui permette aux martiniquais de s’approprier progressivement de nouvelles compétences, expérimentées de manière approfondie.

Le PPM note enfin que le débat démocratique ouvert dans le cadre de la préparation de la « loi statutaire », est l’occasion pour les martiniquais d’écrire une nouvelle page de leur histoire, et de proposer pour cette collectivité unique le mode d’organisation qui leur paraît le plus adapté aux enjeux auxquels est confrontée la Martinique.

Fort-de-France, le 20 Février 2010

Didier LAGUERRE
Secrétaire Général du PPM

La liste que conduira Serge Letchimy aux régionales 2010

Lundi 15 février 2010
NOM PRENOM SEXE VILLE
1 LETCHIMY Serge M Fort-de-France
2 CONCONNE catherine F Fort-de-France
3 ANTISTE Maurice M Francois
4 TELLE Patricia F Trinité
5 LAGUERRE Didier M Fort-de-France
6 GALLOT Yvette F Diamant
7 CLEMENTE Luc M Schoelcher
8 DULYS-PETIT Jenny F Morne rouge
9 PAMPHILE Justin M Lorrain
10 PINVILLE jocelyne F Sainte-luce
11 ROBIN Daniel M Riviere salee
12 ROY CAMILLE Karine F Fort-de-France
13 CHOMET Daniel M Schoelcher
14 MAGE christiane F Gros morne
15 MORIN simon M saint joseph
16 THODIARD Marie France F Francois
17 CRUSOL jean M Fort-de-France
18 CASIMIRIUS Marie – Thérèse F Basse pointe
19 LORDINOT Fred M Sainte Marie
20 LANOIX Marlène F Vauclin
21 CHAUVET camille M Fort de Fance
22 GALY Karine F Trois ilets
23 MAURICE José M Sainte Luce
24 LANDI Elisabeth F Fort de France
25 FONDELOT Thierry M Lamentin
26 MONDESIR manuela F Saint joseph
27 DUVERGER Jean-claude M Fort de france
28 ALCIBIADE chimene F Sainte luce
29 MARIE SAINTE Louis M Ducos
30 BERNADINE valerie F Marin
31 DINTIMILLE Patrice M Gros Morne
32 VERMIGNON veronique F Robert
33 DUFRENOT Max M Carbet
34 CAPRICE Régine F Carbet
35 FIRMIN Wilfrid M Fort-de-France
36 ALERTE Josiane F Trinité
37 COPPET Eric M Saint-Anne
38 LAPLUME Cindy F Bellefontaine
39 CLOVIS Jean-marie M Précheur
40 NICOLE Josette F Francois
41 MOREAU Steeve M Fort-de-France
42 AZILE stephnie F Sainte-marie
43 DESIRE rodolphe M Marin

Bonne gestion du Conseil Régional ?

Samedi 13 février 2010

Quelques éléments pour en juger

Depuis quelques temps, les sortants du Conseil Régional, je veux notamment parler des élus du MIM sont devenus de véritables champions en matière de finances publiques. Le bilan de leur mandature au Conseil Régional serait si élogieux, si épatant, qu’on pourrait se demander si les martiniquais qui il y a un an défilaient à Fort-de-France pour protester contre le cout de la vie, les bas salaires et le chômage et les difficultés de toute nature ne s’étaient pas tout simplement égarés.

Pourtant, les mêmes qui nous expliquaient avant la consultation du 10 janvier dernier qu’on ne pouvait rien faire dans le cadre actuel, que le système était usé jusqu’à la corde, que l’article 73 était totalement dépassé, que pour régler les problèmes des martiniquais, il fallait passer à l’article 74 viennent nous dire aujourd’hui qu’ils ont un bilan tellement merveilleux « qu’il suscite des convoitises » !!!!

Comment peut-on prétendre avoir un bilan positif aujourd’hui alors qu’il n’y a pas 1 mois, on disait exactement le contraire ? Silon van, latché poul panché dit le proverbe. Et bien, c’est le vent des 80% de martiniquais qui ont répondu « NON » aux prétentions de ceux qui croyaient représenter l’avenir du pays qui ka fè yo dépalé jodijou ! C’est la crainte de voir ces 80°% d’électeurs vouloir sortir les sortants qui leur font changer de langage.

Parler d’un bilan élogieux en ces temps où tant de martiniquais peinent à joindre les deux bouts est presqu’insultant. C’est assurément irresponsable ! Prenons quelques exemples.

Sur les comptes administratifs 2006, 2007 et 2008, le Conseil Régional a dégagé des excédents très significatifs :

2006

2007

2008

Excédent global

46 571 318,94 €

40 712 973,50 €

28 265 666,51 €

C’est considérable sachant que qu’un emprunt de 100 millions d’euros sur 15 ans coute 10 millions d’euros par an. La collectivité régionale avait la possibilité de mobiliser entre 100 et 200 millions d’euros ce qui n’entamerait qu’une partie de son bas de laine mais générerait de l’activité. Elle a choisi de ne pas le faire !

Combien d’emplois aurait-on pu créer en injectant judicieusement ces 100 ou 200 millions d’euros soit 650 à 1300 millions de francs, l’équivalent de 600 à 12 000 SMIC annuel dans l’économie du pays?

A moins que l’on considère qu’il n’y a rien à faire dans ce pays, pas d’école, d’équipements publics à réparer, à reconstruire ou à construire comme en Dominique ou à Grenade, par de zones d’activité (artisanales, commerciales, industrielles, touristiques..) à réaménager ou à réaliser, pas de logements à réaliser (moins de 200 logement par an aujourd’hui), pas de jeunes et d’adultes à former………!!!! Ah mais j’oubliais, les élus de la majorité sortante du Conseil Régional juraient qu’on ne pouvait rien faire dans le cadre de l’article 73, donc ils n’ont rien fait!

Pourtant dans le même temps, les martiniquais sont mis à contribution par le biais des impôts et des taxes qui représentent 70% du budget régional. En matière d’impôts directes que tous les martiniquais connaissent, les montants perçus par la collectivité régionale au cours des années 2006 à 2008 sont les suivants :

2006

2007

2008

Impôts directs

17 084 982,00 €

17 925 730,00 €

18 917 311,00 €

% d’augmentation

4,92%

5,53%

Notons tout d’abord que lorsque le président du Conseil Régional affirme ne pas augmenter les impôts, c’est au mieux une erreur, au pire un mensonge puisque ces chiffres son tirés de ses propres comptes. 4,92% en 2007 et 5,53% en 2008, aucun salarié n’a vu son revenu augmenter autant !

Mais le plus grave que cet effort imposé aux martiniquais est totalement inutile puisqu’à l’arrivée, le Conseil Régional dégage des excédents 2 fois supérieurs au montant des impôts directs collectés ! Pas de quoi se vanter d’une bonne gestion lorsque le contribuable régional paye plus qu’il ne le devrait !

Comment le président sortant du Conseil Régional peut-il se vanter en qualifiant sa gestion de bonne, voire d’excellente alors que, durant sa mandature, il a exigé de chaque martiniquais des efforts sans que sa collectivité ne fasse le maximum pour soutenir l’activité, développer le pays et préserver l’emploi?

Il est temps que cela cesse et que le Conseil retrouve le rôle qui est le sien en matière de développement économique, social et culturel comme en matière d’aménagement du territoire.

Karl PAOLO

14 février 2010

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… Il est temps, je crois, d’ouvrir les yeux ».

Lundi 8 février 2010

Il faut un singulier toupet pour se décerner un brevet de bonne gestion de la collectivité régionale quand tous les indicateurs économiques et sociaux de la Martinique poursuivent leur dégradation entamée depuis plusieurs années !

Qu’il s’agisse de l’emploi, des différents secteurs de notre économie, de la formation, de la santé, du logement, des transports…., brefs de tout ce qui fait le quotidien de chaque martiniquais, les besoins non satisfaits sont de plus en plus pressants et les difficultés s’amoncellent.
Comment peut-on se féliciter des résultats d’une « gestion » alors que la situation est si détériorée comme l’a révélé il y a un an, en février 2009, un mouvement social que personne n’avait vu venir ?

Comment un responsable politique, de quelque bord qu’il se trouve, pourrait-il se féliciter d’une telle situation et même en tirer des motifs d’orgueil ?

C’est pourtant ce que vient de faire, une fois de plus, le président du conseil régional qui s’est félicité de « l’excellente gestion de la collectivité régionale et du bilan de sa mandature ».

L’exécutif régional est le seul à être aussi satisfait !

Confronté tous les jours aux attentes et aux besoins de sa population sans avoir le moyen de satisfaire, quel maire de l’une de nos 34 communes, quel conseiller général de l’un de nos 45 cantons pourrait afficher une pareille satisfaction ? Aucun !
Ainsi donc, peu importe que le pays connaissent des difficultés de plus en plus importantes, peu importe que ses habitants voient leur situation se dégrader et que sa jeunesse perde espoir, peu importe que le chômage s’accroisse, peu importe que la délinquance ainsi que le trafic et l’usage de stupéfiant se développent le président du conseil régional lui, est satisfait, heureux, content de lui et entend bien poursuivre dans la même voie !
Pas une once de regret, pas une seule critique à l’égard de la politique menée, pas une seule hésitation dans ses propos, Monsieur Alfred Marie-Jeanne s’auto congratule et magazine « Capital » en main, il célèbre ses 12 ans de présidence. Mais le 14 mars prochain, ce n’est pas le magazine « Capital » sera appelé à élire les membres du conseil régional mais le peuple martiniquais et c’est à lui qu’il appartiendra de dire si le bilan est bon ou pas, si ses difficultés se sont atténuées ou pas, si l’espoir a été retrouvé ou pas !
Cet écart entre la réalité que vie l’immense majorité de la population et la satisfaction affichée par l’exécutif régional pourrait prêter à rire si elle ne masquait pas une incompréhension totale de ce qu’est le rôle et les missions d’une collectivité régionale !

Car le rôle du conseil régional n’est pas de disposer d’une puissance financière, dont 70% provient des impôts et les taxes que payent les martiniquais !

Le Conseil régional n’est pas une banque de dépôt dont l’objectif serait de drainer l’épargne des ses clients !

Son rôle est d’impulser et d’animer le développement économique, social et culturel de notre pays, de coordonner les interventions de l’Etat, de l’Union européenne, des pouvoirs publics locaux et du secteur privé, de fédérer les différents acteurs de la vie économique, sociale et culturelle autours de projets communs dont les objectifs sont partagés, d’inscrire ces politiques dans un cadre cohérent et harmonieux d’aménagement du territoire et d’être à ce titre le partenaire des espaces intercommunaux.

Le Conseil Régional doit donc écouter les autres acteurs de vie locale, considérés comme des partenaires et non comme des subordonnés, partager avec eux les informations et les expériences dans un souci d’améliorer constamment la performance et l’efficacité des politiques menées et non de vouloir passer en force au nom de l’adage « celui qui paye, décide » !

Chacun sait aujourd’hui que ce n’est pas de cette manière que l’actuel président de la collectivité régionale, Monsieur Alfred Marie-Jeanne, conçoit son rôle d’exécutif ainsi que celui de la collectivité qu’il dirige pour quelques semaines encore. Il l’a montré à de multiples reprises, considérant qu’il n’avait aucune suggestion à recevoir ni aucun compte à rendre ainsi qu’un infortuné professeur du lycée Schœlcher a pu le mesurer.

Alors, parler de bonne gestion dans ces conditions, c’est dans le meilleurs des cas faire diversion pour éviter d’aborder les vrais problèmes. C’est au pire être sur une autre planète que celle où les martiniquais vivent !

Mais c’est assurément avoir le comportement que dénonçait Jacques CHIRAC au sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Et comme poursuivait l’ancien président de la république, « Il est temps, je crois, d’ouvrir les yeux ».

Karl PAOLO
8 février 2010