Archive pour mars 2010

Régionales 2010 Discours de Serge Letchimy dimanche 21 Mars

Dimanche 21 mars 2010

Le peuple martiniquais a fait son choix.

Celui d’un changement profond dans un pays qui vit une crise sans précédent.
Celui d’une conception moderne de la démocratie.
Celui d’une vision moderne du développement économique.
Enfin, celui d’une responsabilité sereine

Je remercie les 78 193 électeurs et électrices qui ont voté pour la liste que j’ai eu l’honneur de diriger : Ensemble pour une Martinique nouvelle !

Je remercie tous ceux qui se sont impliqués dans cette campagne, mes colistiers, militants et sympathisants !

Cette campagne a été extrêmement rude, mais l’heure n’est pas à la rancune.

L’heure est au rassemblement !

Cette victoire n’est pas la victoire d’un clan sur un autre un clan, c’est la victoire du peuple martiniquais tout entier vers un horizon neuf.
La Région de demain ne sera pas la collectivité d’un Parti politique, ni celle d’un clan.

Et encore moins la collectivité d’un homme.

Elle sera ce qu’elle doit être : la maison du peuple, la maison de tous, ouverte à tous et attentive à toutes les créativités, à toutes les solidarités !
Le pays vient de tourner une page, et c’est un moment historique !
Mais la page qui s’ouvre doit s’inscrire dans l’humilité,
dans le respect, dans le travail,
dans la volonté de faire peuple et de nous mobiliser sans exclusive,
pour affronter les moments difficiles,
dans un élan de redressement économique, social et culturel, sans précédent.
Je rends hommage à tous les adversaires du premier tour, et du deuxième tour à M. Alfred Marie-Jeanne, à M André LESUEUR. Ils ont défendu leurs idées, affirmé leurs convictions.
C’est par la participation de tous que nous pourrons construire une démocratie de progrès. Une démocratie qui respecte les différences et qui trouve dans la contradiction la possibilité même du plus total enrichissement !
L’heure est à la joie, certes !

Mais l’heure est aussi au travail !

L’heure est aussi à la responsabilité de tous !
Il n’y a pas de temps à perdre !
Dès demain, nous mettrons au travail, notamment sur le plan de la relance économique. Je demanderai, au Président du Conseil Général, M. Claude LISE, une rencontre, pour que le plus rapidement possible, nous fassions un point sur les grands enjeux du moment, mais aussi que nous traitions de la Collectivité unique à venir !
D’ici la fin avril, notre plan de relance devra être validé par notre comité de pilotage, pour être soumis aux élus dans une séance plénière, car la relance des travaux publics doit se faire dans les plus brefs délais !
Le plus rapidement possible, je rencontrerai, le représentant de l’Etat, les élus, les maires, les présidents de communautés, pour que leur participation à notre plan de relance soit totale.
La Martinique a choisi de s’ouvrir à de nouvelles perspectives de progrès et de croissance !

Je lui dis merci !

Je mesure l’immensité de la tâche qui m’est ainsi confiée.

Que la jeunesse martiniquaise, que toutes les grandes personnes, que tous les martiniquais, d’ici et d’ailleurs, trouvent dans ce défi qui s’ouvre l’occasion d’un engagement collectif et le lieu exigeant d’une espérance nouvelle !

La Martinique nouvelle est en marche !

Merci à tous !

Vive la Martinique riche de sa diversité !
Et Vive le peuple Martiniquais !

Serge LETCHIMY.

Les vrais choix d’Alfred Marie Jeanne

Samedi 20 mars 2010

Pour vous décider dimanche, pour savoir que faire de votre bulletin de vote, pour savoir pour qui voter, vous voulez une illustration de la politique d’Alfred Marie-Jeanne et de ses choix?

En voici une!

Années

1998

1999

2000

2001

2002

Missions et déplacements des élus 132 693,74 278 312,40 221 290,77 300 445,21 336 181,36
Fêtes et cérémonies

54 692,59

176 230,63

77 701,16

59 272,07

135 223,09

104 755,84

305 682,85

275 408,97

599 300,48

159 448,44

176 230,63

383 384,00

334 681,04

734 523,57

TOTAL MISSIONS/ FETES ET CEREMONIES

292 142,18

454 543,04

604 674,77

635 126,24

1 070 704,93

AIDE A L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

507 527,93

94 028,27

638 151,59

515 430,13

602 715,19

Sources : comptes administratifs du conseil régional (chiffres en euros)

Années

2003

2004

2005

2006

2007

2008

Missions et déplacements des élus 426 109,40 282 933,95 283 794,39 777 598,61 734 222,32 801 028,96
Fêtes et cérémonies

328 968,47 €

275 705,95 €

436 198,87 €

1 323 395,45

942 021,71 €

1 438 811,49

516 458,53

535 184,93

503 888,78

845 427,00 €

810 890,88 €

940 087,65 €

777 598,61 €

734 222,32 €

1 438 811,49

TOTAL MISSIONS/ FETES ET CEREMONIES

1 271 536,40

1 093 824,83

1 223 882,04

1 555 197,22

1 468 444,64

2 239 840,45

AIDE A L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

517 660,80

428 673,46 €

1 244 623,90

1 120 877,30

1 226 800,90

1 116 484,27

Sources : comptes administratifs du conseil régional (chiffres en euros)

Le poste « missions et déplacements » est passé de 132 693€ en 1998 à 801 028€ en 2008 soit une multiplication par 6 en 10 ans de mandat de Monsieur Marie-Jeanne !

Le poste Fêtes et Cérémonies est passé de 159 448€ en 1998 à 1 438 811€ en 2008 soit une multiplication par 9 en 10 ans de mandat de Monsieur Marie-Jeanne

Au total, le Conseil régional aura consacré, en 2008, 7 fois plus de moyens aux missions comme aux Fêtes et aux cérémonies que 10 ans plus tôt en 1998!!!

Les chiffres parlent d’eux même : 292 142€ en 1998 et 2 239 840€ en 2008!!!

Dans le même temps, l’aide à l’enseignement supérieur destinée aux étudiants martiniquais est passé de 507 527€ en 1998
à 1 116 484€ en 2008 soit un doublement en 10 ans! Mais chacun peut le constater, quand le conseil régional alloue 1 116 484€ à l’enseignement supérieur, il dépense le double, 2 239 840€ pour les Fêtes et les Cérémonies et les voyages effectués par Messieurs dames les élus MIM – CNCP aux 4 coins de la planète !!

Tous ces chiffres sont extraits des comptes administratifs de la collectivité et sont donc incontestables !

Alors, selon vous, qu’est ce qui est plus important pour le président sortant du conseil régional?

Aider la jeunesse qui étudie, aider la jeunesse qui apprend, aider la jeunesse qui se forme, aider vos enfants à avoir un avenir meilleur ?

Ou permettre à messieurs dames les élus du MIM-CNCP de visiter la planète, de participer au Grand Tourisme Politique Régional mis en place dès l’arrivée de Monsieur Marie-Jeanne à la présidence de la collectivité et organiser, tous les jours que Dieu, fait un cocktail dans les locaux de la région sans compter les nombreuses fêtes et cérémonies conçues comme un moyen de propagande à la gloire du chef?

Posez-vous la question! Cela doit-il continuer? Ce gaspillage de votre argent doit-il se poursuivre? Ce mépris pour la population martiniquaise et pour sa jeunesse doit-elle se perpétuer?

Et bien si comme moi, vous répondez « non », si comme moi vous voulez que les choses changent dans ce pays que vous aimez, il n’y a pas à hésiter : Dimanche 21 mars, tous et toutes, nous voterons pour la liste « Ensemble pour une Martinique Nouvelle » conduite par Serge LETCHIMY

Karl PAOLO
20 mars 2010

J’aime mon pays, je vote Letchimy

Jeudi 18 mars 2010

j'aime mon pays

Comité de soutien à Serge Letchimy

Mercredi 17 mars 2010

logo Ensemble plus couleur (Small)

Martiniquaises, Martiniquais,

Le 14 mars dernier, vous avez placé notre liste « Ensemble pour une Martinique Nouvelle » largement en tête du scrutin régional. Je vous remercie. C’est un premier pas franchi, qui en appelle un autre.

Aujourd’hui, il s’agit de confirmer votre choix d’une Martinique plus moderne et plus tolérante, et cela ne peut souffrir d’aucune sorte de crainte.

Choisir ici, n’est pas l’affaire de quelques uns, mais le devoir de tous. Maintenant, il nous suffit d’ouvrir la ronde, de nous donner la main, et de décider ensemble d’une Martinique nouvelle !

Envoyer vos noms prénoms et profession à: contact@serge-letchimy.fr

Serge LETCHIMY

Profession de foi du second tour

Mercredi 17 mars 2010

Martiniquaises, Martiniquais,

Le 14 mars dernier, vous avez placé notre liste « Ensemble pour une Martinique Nouvelle » largement en tête du scrutin régional. Je vous remercie.

C’est un premier pas franchi, qui en appelle un autre. Aujourd’hui, il s’agit de confirmer votre choix d’une Martinique plus moderne et plus tolérante.

Vous connaissez mon engagement sans faille, et mes capacités de travail au service du pays. Je me suis engagé auprès de vous à enclencher une nouvelle dynamique pour notre pays. Je le ferai sans tarder.
J’y associerai mes colistiers, qui viennent du Sud, du Nord, de la ville et des mornes. Mais j’inviterai aussi tous ceux qui siégeront au Conseil Régional de la Martinique, à apporter leur pierre à l’édifice. La situation de la Martinique exige que soient écartés toute violence et tout sectarisme, et que nous travaillions ensemble aux priorités que sont le développement et l’emploi.

Le premier temps de notre action verra la mise en œuvre d’un plan d’urgence destiné à remettre au travail 5000 martiniquais, en particulier parmi les plus jeunes, frappés de plein fouet par l’inactivité et ses dangers : déblocage des projets économiques suspendus, travaux d’entretien et de sécurisation des lycées, appui urgent aux travaux de rénovation des hôtels, appui aux démarches fiscales et sociales des entreprises et artisans…les axes de ce plan d’urgence que nous avons déjà identifiés seront validés dès avril 2010 en concertation avec les professionnels, et mis en route dans les trois mois qui suivront.

L’autre enjeu important est celui de la gouvernance. Il est temps d’en finir avec les pratiques autoritaires, et de faire de la Région un espace respectueux de toutes les opinions. Cette collectivité, qui dispose en son sein de véritables ressources humaines et techniques, doit avant tout devenir un outil performant et réactif, au service du développement économique.
La pêche, l’agriculture, le tourisme, le numérique, les prix et la fiscalité, etc…rien n’a été négligé, et nous avons décliné dans notre programme nos propositions pour une Martinique moderne, performante, confiante et solidaire.
Le 14 mars dernier, vous avez lancé un signal fort en nous plaçant clairement en tête du 1er tour de ces élections régionales avec 51 793 voix.
La Martinique a ainsi manifesté sa volonté d’un changement d’époque, d’un changement des mentalités, d’un changement des pratiques politiques.

Ce dimanche 21 mars 2010, je compte sur vous pour convaincre ceux qui ne sont pas allés voter.

Ce changement d’époque est à notre portée.

Je compte sur votre mobilisation citoyenne, pour confirmer cet élan, et donner à la Martinique toutes ses chances de trouver enfin les voies d’un développement économique réel, et de l’emploi pour le plus grand nombre.

Serge Letchimy

Fort de France, Ville Capitale moteur du développement de la Martinique

Vendredi 12 mars 2010

Le conseil régional préfère-t-il financer une école à Dominique ou un centre de formation à grenade que des projets des communes en Martinique? C’est en tout cas ce que l’on serait tenté de croire en prenant connaissance d’un document provenant du conseil régional et ayant la prétention de faire le point sur « l’aide » apportée à la seule ville de Fort-de-France. Pour démontrer quoi ? Est-ce pour prouver que le plan de financement des projets communaux fait appel à une collectivité dont son président nous dit tous les jours qu’elle est riche comme Crésus ?

Cela n’est pas une nouveauté et il est dans la mission des conseils régionaux d’accompagner les investissements réalisées par d’autres collectivités, en Martinique comme ailleurs. C’est très exactement le cas depuis 1986 !
En quoi ce financement régional est-il une faveur, alors même que le conseil régional dispose de fonds européens et de transferts de l’Etat qu’il n’est pas capable d’utiliser ? Du fait de l’incapacité de la collectivité régionale à mener les projets bénéficiant d’un financement européen, – on l’a d’ailleurs bien vu lors de la construction du lycée de Bellefontaine qui a pris 7 ans et qui, encore aujourd’hui n’est pas réceptionné – 130 millions d’euros sont en passe d’être perdus d’ici la fin de l’année 2010.
C’est la même chose pour les fonds transférés par l’Etat : pour les lycées et pour l’apprentissage, c’est-à-dire pour les jeunes martiniquais, 70 millions d’euros dorment dans les caisses de la Région !
Il est donc heureux que les communes et bien entendu Fort-de-France reçoivent des financements de la collectivité régionale. Car enfin, qu’est-ce-que le financement apporté par le conseil régional, sinon une incitation pour que les communes se montrent imaginatives, entreprenantes et investissent afin de créer de l’activité dans le secteur privé ?

Est-ce pour montrer la grandeur d’âme de l’exécutif régional qui, perché sur une montagne d’euros, consent à attribuer quelques subsides à la Ville de Fort-de-France ?

L’argent de la région ne sort pas de la poche de son président, quel qu’il soit ! C’’est l’argent des martiniquais prélevé sous forme d’impôts et de taxes, d’ailleurs en augmentation ! Cet argent n’est la propriété personnelle d’aucun élu, fut-il président et les financements accordés ne sauraient constituer une largesse de ce dernier. Faire croire le contraire est tout simplement scandaleux.
Par ailleurs, n’est-il pas naturel que cet argent, pris dans la poche des martiniquais, leur retourne sous la forme d’investissement et cela, dans toutes les communes. Mais ce n’est sans doute pas l’avis d’Alfred Marie-Jeanne !
C’est d’ailleurs le cas et nous allons le démontrer.

Impôts prélevés par le Conseil régional en 2008

Sur les habitants et les entreprises de Fort-de-France

Sur toute la Martinique

Part de

Fort-de-France

Taxe sur le foncier bâti

3 202 684,00€

10 081 957,00€

31,77%

Taxe professionnelle

2 091 148,00€

7 667 874,00€

27,27%

Total

5 293 828,00€

17 759 831,00€

30,11

La vérité est sous nos yeux : en 2008,

  • la taxe prélevée sur le foncier bâti prélevée par la Région sur les habitants de Fort-de-France représentait une somme de 3 202 684,00€ soit 32% du total perçu sur toute la Martinique par le conseil régional ;
  • la taxe professionnelle prélevée sur les entreprises foyalaises par la Région représentait une somme de 3 202 684,00€ soit 27% du total perçu sur toute la Martinique par le conseil régional.
  • Au total, c’est plus de 5 millions d’euros que les habitants et les entreprises de Fort-de-France ont offert à la collectivité régionale.

Dans le même temps, les financements régionaux alloués à la Ville capitale se limitaient à 1 071 358,00€, 5 fois moins que ce que les habitants de Fort-de-France ont apporté au Conseil régional en payant uniquement ces deux impôts, et cela sur une seule année !
Et je pourrais poursuivre la démonstration en prenant l’octroi de mer régional et la taxe sur les carburants!

En réalité, la Ville de Fort-de-France, ses habitants comme ses entreprises enrichissent le conseil régional par le fruit de leur labeur, par le travail de son édilité et des élus, des associations, des clubs sportifs et de tous ceux qui y viennent pour y travailler ou pour des motifs personnels.

Et c’est bien normal que la capitale, par ses efforts et son travail, enrichisse la Martinique, sa Région comme son Département et bientôt, sa Collectivité Unique. Et il ne nous viendrait pas à l’esprit d’en faire le reproche à qui que se soit !
Quand le président sortant et bientôt sorti du conseil régional imagine qu’en publiant le montant des financements alloués à la Ville de Fort-de-France, il dispose d’un argument de campagne, il se tire une balle dans le pied !
A moins qu’il ne considère que les 3 500 habitants de la petite commune de Portsmouth, située à l’extrême nord de la Dominique dans la quelle il a construit une école primaire à faire pâlir d’envie n’importe quel élève de n’importe quelle école de notre pays, valent davantage que les 100 000 foyalais et foyalaises, les milliers d’entreprises, d’artisans et de commerçant qui s’y trouvent ?

Ou alors, Monsieur Marie-Jeanne n’est-il pas tout simplement irrité en raison de la candidature aux régionales du maire de Fort-de-France, Serge LETCHIMY, dont il cru pouvoir acheté la conscience à coup de millions d’euros ?

Curieux comportement !!!!

Les Foyalaises et la Foyalais comme tous les Martiniquais lui répondront dimanche 14 en apportant leur voix à la liste « Ensemble pour une Martinique Nouvelle » conduite par Serge LETCHIMY et ce sera là une belle manière de dire à Monsieur Marie-Jeanne et à ses amis, dorénavant retraités, qu’une nouvelle aube enfin se lève, que l’espérance est retrouvée et que le travail acharné pour faire sortir le pays des sables dans lesquels il s’est enlisé, commence enfin.

Karl PAOLO
12 mars 2010

Le drame du logement social

Jeudi 11 mars 2010

S’il y a un domaine dans lequel le président sortant ne pavoise pas, c’est bien celui du logement social. Il n’en est question dans aucune des nombreuses publications où il prétend vanter son bilan. Et pour cause ! C’est l’un des secteurs où l’absence d’initiative de la région a été la plus évidente et son absence de résultat la plus patente. Un secteur véritablement en déshérence.

Le drame du logement social à la Martinique

Depuis le début des années 2000, les DOM connaissent une grave crise du logement, mais comme dans bien d’autres domaines, c’est la Martinique qui connaît le recul le plus marqué. Alors qu’à la Réunion la production s’est maintenue autour de 9500 logements sur la période, et qu’en Guadeloupe elle a baissé de 28%, en Martinique elle s’est effondrée de 4200 logements à 1500 logements, soit une diminution de 65%.
L’une des raisons de cette chute de la production, c’est la diminution des réalisations soutenues par les financements d’Etat, par le biais de la Ligne Budgétaire Unique (LBU). La politique libérale des gouvernements de droite, depuis 2002, a consisté à favoriser le marché et le secteur privé. Et là encore, la Martinique est beaucoup plus fortement touchée que les autres départements. Tandis qu’en Guadeloupe, le nombre de logements bénéficiant d’un financement de l’Etat enregistrait une légère augmentation, de 2600 à 2800 logements sur la période, et qu’à la Réunion, il passait de 4100 à 2700, soit une diminution de 34%, à là Martinique il s’effondrait de 2100 à 1300, soit une diminution de 40 %.

La LODEOM ne sera pas en mesure de relancer le logement social

La situation du logement locatif social (LLS), celui qui intéresse au premier chef, les familles les plus modestes est particulièrement catastrophique. La pression de la demande de foncier à bâtir liée à la politique de défiscalisation depuis le milieu des années 1980, a accru le prix des terrains et les a raréfiés au détriment logement social. L’accès au foncier viabilisé à des prix abordables constitue le principal obstacle à son développement. Du fait que les niveaux des loyers en vigueur dans le secteur privé sont 2 à 3 fois plus élevés que celui du secteur social, une part croissante de la demande de logement social ne peut être satisfaite. La demande de logement social dépasse très largement l’offre. Et c’est à la Martinique que le problème est le plus dramatique. En 2007, si à la Réunion, l’offre de logement social représente 4,6% de la demande, à la Guadeloupe 9,8%, en Martinique, face à une demande de 12 000 logement social, l’offre n’est que de 258, soit 2,5% de la demande.
Or l’entrée en vigueur de la LODEOM ne semble pas en mesure de relancer la production de logement qui s’agisse du secteur libre ou du logement social. La forte réduction de la défiscalisation dans le secteur du logement libre et son transfert sur le secteur du logement social, risque d’être inefficace, compte tenu du fait que les coûts élevés de production et le plafonnement des prix de livraison, réduisent fortement la rentabilité dans du secteur du logement social.

L’inaction coupable de la région Martinique

Il est clair aujourd’hui que seul les collectivités locales et les sociétés de HLM peuvent, par une action résolue et concertée, tenter de redresser la production de logement social. Face à cette situation dramatique, la région Martinique se contente de noter dans son site : « le secteur du logement social en Martinique est confronté à de multiples sources de blocage : problème de l’aménagement des terrains, de la réglementation inadaptée et des modalités de financement inopérantes. »
Pourtant elle détient des leviers dans ces trois domaines.

Elle peut agir :

  1. pour l’aménagement des terrains,
  2. pour modifier la réglementation et
  3. intervenir sur les modalités de financement.

Elle le peut non seulement grâce aux compétences qu’elle détient déjà, mais aussi par le recours à des habilitations. Mais son action, dans ce domaine, se résume à déclarer: « A ce titre et afin de pallier la pénurie de foncier à bâtir qui entrave la production de logements sociaux, la Région s’est engagée avec le Département à créer, dès 2002, une Société d’Economie Mixte (SEM) foncière spécialisée dans l’acquisition et le portage foncier au service des communes et des sociétés de HLM. A ce jour, en 2010, huit ans plus tard, cette SEM n’a toujours pas vu le jour !

Jean CRUSOL

Trinité le 27 février 2010

Mardi 9 mars 2010

Lettre aux Martiniquais

Dimanche 7 mars 2010

Les années qui viennent seront déterminantes, d’abord pour relever le pays, frappé d’une récession économique sans précédent. Ensuite, pour préparer la collectivité unique que le peuple a voulue.

Je me consacre depuis 9 ans au développement de la ville de Fort-de-France dans la continuité du travail déjà accompli. J’ai demandé aux foyalais de m’accorder ces quatre prochaines années pour relever ce défi.

Un outil plus puissant.

Cette collectivité doit dépasser la simple fusion de nos assemblées pour devenir un véritable outil, plus efficace, plus cohérent, au service d’une Martinique nouvelle.
Si j’ai choisi de m’adresser à vous ici, c’est simplement pour rappeler quelques unes des valeurs qui m’animent, et qui à mon sens devraient constituer l’âme d’une véritable politique pour notre pays.

Une confiance totale.

D’abord, il y a l’amour infini que je porte à mon pays, la Martinique. Il y a cette confiance totale que je mets dans le génie, la volonté, la capacité à construire du peuple martiniquais. On sait qu’un petit pays peut étonner le monde entier quand ceux qui l’habitent sont le fruit d’une histoire comme la nôtre. Je suis persuadé que tous ensemble, dans une démarche de rassemblement et de respect mutuel, nous pourrons faire de la Martinique, une terre d’initiatives et de progrès.
J’ai toujours considéré que notre épanouissement ne passait pas nécessairement par une rupture avec le cadre républicain français, mais par la dignité. C’est pour moi éliminer l’assistanat, l’esprit de mendicité. C’est aussi pour moi, dans l‘État de droit qu’est la France, construire les bases démocratiques du développement et du progrès dans un processus de responsabilisation inédit et de reconnaissance de notre personnalité collective.
Seulement, je respecte toutes les positions et je me battrai pour que chacun puisse défendre la sienne. La démocratie n’est pas un combat de coqs, c’est un espace d’écoute, d’humilité, d’échanges et de partage.
Les défis qui sont aujourd’hui les nôtres ne doivent pas s’aborder étroitement sous l’angle économique ou sociale, Ils sont aussi culturels, éthiques, voire philosophiques.

Pour y faire face, il nous appuyer sur des valeurs, et avoir une appréciation lucide des grands enjeux de développement humains contemporains afin de donner une âme à notre projet économique, et à toutes ces mesures que nous allons mettre en œuvre au plus vite.

L’esprit d’entreprendre

L’économie martiniquaise doit être au service des martiniquais. La croissance ne doit pas être au service du profit pour le profit. Toute économie doit conforter ces valeurs essentielles qui contribuent à l’élévation de chacun au maximum de ses possibilités. Elle doit permettre d’insuffler à notre jeunesse un esprit d’entreprise qui ne se situe pas uniquement dans une perspective de profit, mais dans une dynamique de citoyenneté généreuse. C’est pourquoi, je crois aussi à l’esprit de coopérative qui est tellement présent dans notre tradition, afin de placer la solidarité au centre des systèmes de régulation et non le profit pour le profit. Je veux aussi porter une attention toute particulière aux deux extrémités de notre tissu social : aux jeunes et à ces hommes et femmes du troisième âge que l’on appelle les “Grandes personnes”.

Les Grandes personnes comme sources et ressources.

Je ne veux pas que notre Martinique nouvelle s’inscrive dans cette logique de mise à l’écart des aînés, et de leur paupérisation rampante. Une Grande personne est pour moi un trésor d’expérience et d’expertise, une ressource que nous devons absolument impliquer dans le projet commun.
Nos ainés nous seront indispensables dans la mise en œuvre de ces proximités nouvelles et de ces accompagnements solidaires que nous allons mettre en place.

La jeunesse comme force au présent et chance du futur.

Notre jeunesse doit pouvoir assumer pleinement son rôle de force vive pour l’avenir. Elle doit pouvoir étudier, apprendre, s’impliquer dans la vie du pays et du monde, dans des conditions de logement, de ressources, de déplacements et de loisirs, qui soient les plus décents possibles! La Martinique nouvelle sera attentive à ses jeunes. Elle sera soucieuse de leur assurer les conditions d’une liberté inventive, contestatrice, qui assurera toute la richesse de son évolution future.

Un pays propre.

Reste enfin, la question du rapport à notre environnement et plus largement aux changements climatiques qui vont provoquer dans les années qui viennent de douloureuses mutations et de grandes catastrophes. Nous devons enfin envisager une production agricole hautement diversifiée qui assurera une large part de notre consommation alimentaire. De même, notre fabuleuse biodiversité, reconnue par le monde entier, ouvre à notre Martinique nouvelle des perspectives de valorisation considérables, qui nous promettent bien des horizons en termes de créations d’entreprises, d’emplois, de formations diverses.

Maintenant !

L’affichage de ces quelques principes, vous montre à quel point il ne s’agit pas seulement d’élections régionales, de développement économique, ou de simple définition des modalités de fonctionnement d’une collectivité unique.
Il s’agit de faire le choix d’une société martiniquaise s’installant dans d’inédites fondations.
Il s’agit d’abord de traiter, aujourd’hui même, les premières urgences : emploi, relance économique, mise en place de la collectivité unique. II s’agit ensuite également de mettre en œuvre sur plusieurs années de nouvelles politiques plus audacieuses en matière économique, en matière de solidarités, en matière d’environnement…

La Martinique nouvelle et possible, elle est à notre portée, construisons-la maintenant!

Serge Letchimy

La démocratie et la transparence selon le président sortant du conseil régional

Samedi 6 mars 2010

S’il y a une qualité que tous les martiniquais sont en droit d’exiger de ceux qui briguent les mandats électifs et, en particulier, les plus hautes fonctions, celle d’exécutif régional par exemple, c’est d’avoir la démocratie chevillée au corps. Agir constamment avec le souci de favoriser l’expression la plus diversifiée possible, être un adversaire résolu de la pensée unique, respecter l’opposition et admettre que, sur toute question, on peut avoir un point de vue différent de celui qui exerce la fonction d’exécutif, sans pour autant être considéré comme un ennemi déclaré, telles sont quelques unes des qualités que l’on attend d’un démocrate qui exerce des fonctions dirigeantes.

Jouer franc jeu, travailler la main tendue et non le point fermé, informer le plus complètement possible non seulement tous les élus mais aussi la population sur les projets de la collectivité, sur ses intentions, sur ses décisions, sur leurs motivations constituent évidemment la condition sine qua non pour que la démocratie s’exerce et ne soit pas qu’une coquille vide.
Peut-on dire que l’équipe sortante du Conseil régional conduite par Alfred Marie-Jeanne s’est comportée en démocrate, a pratiqué la démocratie et la transparence au cours de ses deux mandats successifs ?
Je pourrais évoquer les vociférations du président Marie-Jeanne lorsque feu Christiane Dorléans exerçait simplement sa mission de conseiller régional de l’opposition en posant une question toute simple sur la répartition, par commune et par nature, de l’aide sociale apportée dans une opacité quasi-totale.

Je pourrais mentionner les propos rageurs tenus à l’égard de Daniel Robin ou de Christiane Rose-Rosette qui, tous deux, émettaient des doutes quant à l’efficacité des politiques régionales.

Je pourrais rappeler les menaces envers les journalistes et la presse, accusée de n’être pas « aux ordres », les tentatives pour obtenir la démission du directeur général de l’AFPA, l’étranglement financier de l’IFMES et du CFA-BTP pour confier la gestion de ce dernier à un courtisan.
Je pourrais faire référence à ces élèves du lycée Schœlcher venus au Conseil régional pour expliquer qu’ils tenaient à leur lycée, traités de « ti nèg » ou à ce professeur qui, suggérant au président Marie-Jeanne de rencontrer le maire de Fort-de-France, notre candidat tête de liste Serge Letchimy, s’est vu renvoyer à la balançoire par un Marie-Jeanne, manifestement hors de lui, lequel s’en est vanté en disant : « mwen voyéi aille chié » !
Je pourrais enfin m’étonner de cette curieuse pratique qui consiste à faire voter en plénière l’affectation d’une somme importante à une opération, mais à ne faire délibérer qu’en commission permanente toute augmentation de ladite somme. C’est ainsi que, s’agissant de l’école primaire réalisées en Dominique, si la subvention initiale de 500 000,00€ a bien été présentées en plénière, les deux augmentations qui ont porté ce montant à 1,5 millions d’euros (3 fois plus) n’ont fait l’objet que d’une délibération de la commission permanente, dont, il faut se le rappeler, les séances ne sont pas publiques.

Qu’est-ce donc qu’il y avait à cacher ?

Mais je parlerai d’autre chose, à mes yeux, beaucoup plus grave. De quoi s’agit-il ?
Les articles L4141-3 et R4141-1 du Code général des Collectivités Locales impose que « Les actes réglementaires pris par les autorités régionales sont publiés dans un recueil des actes administratifs », et ce, selon « une périodicité au moins mensuelle ».
« Ce recueil est mis à la disposition du public à l’hôtel de la région. Le public est informé, dans les vingt-quatre heures, que le recueil est mis à sa disposition, par affichage aux lieux habituels de l’affichage officiel de la région ».
Qu’en a-t-il été ? La réponse est fournie par la lettre ci-dessous, signée du préfet Yves Dassonville, prédécesseur de Monsieur Mancini.

Lettre du préfet Dassonville

Il ressort de ce courrier que le président du Conseil régional se serait abstenu, pendant plusieurs mois voire plusieurs années, de publier le recueil des actes administratifs, élément essentiel pour favoriser la démocratie de proximité, la démocratie participative et la confiance dans les institutions et dans ceux qui les dirigent.
Ainsi donc, le président sortant du Conseil régional qui s’est toujours présenté comme un parangon de vertu, un modèle de transparence, ne serait finalement pas différent ce dieu romain, Janus, affublé par la mythologie de deux visages : l’un présentable et l’autre beaucoup moins !
Curieuse conception de la transparence et de la démocratie que celle qui consiste à dissimuler les décisions prises par le Conseil régional !

Curieuse manière de solliciter la confiance des électeurs, une confiance manifestement aveugle, une sorte de chèque en blanc pour mener notre pays là où il ne veut pas aller !

Ce n’est pas ainsi que nous envisageons la politique.
La liste « Ensemble pour une Martinique nouvelle » ne sollicite ni une confiance aveugle ni un chèque en blanc des électeurs. Tout au contraire, elle souhaite rassembler le pays, écouter ses habitants, travailler avec ses représentants élus, accompagner ses institutions, communes et communautés de communes !
La liste « Ensemble pour une Martinique nouvelle » ne propose pas aux électeurs d’agir à leur place pour assurer le développement du pays et le bien être de ses habitants mais de le faire avec eux, à leur rythme, pas à après pas, en tenant chaque pas gagné !

Karl PAOLO
6 mars 2010