Archive pour juin 2010

Le Progressiste

Mercredi 30 juin 2010

le Progressiste du 30 juin 2010

Il faut respecter le personnel de la région

Dimanche 27 juin 2010

Il faut rompre avec cette mascarade bugetaire

Dimanche 27 juin 2010

URAG: La charte constitutive

Jeudi 17 juin 2010

Préambule :

La Guadeloupe, la Guyane et la Martinique ont en partage une histoire et des expériences humaines. De ce commun passé sont nées une culture et une identité singulières qui sont au fondement de leur ancrage caribéen et amazonien.

Cette culture et cette identité constituent un levier fondamental pour engager et soutenir les mutations nécessaires qu’exigent les impératifs du développement économique et social dans un monde globalisé en pleine recomposition.

Par ailleurs, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique par leurs situations géographique, statutaire, économique et sociale partagent de nombreuses caractéristiques communes.

Même si chacune d’entre elles est singulière, les questions qui se posent à ces régions en termes de développement sont souvent identiques ou proches. Elles font face à des contraintes similaires sur le plan économique et rencontrent des problèmes sociaux analogues.

Leur relation à la République et à l’Europe s’inscrit dans un cadre juridique commun. Elle sont également concernées par plusieurs organisations internationales caribéennes et amazoniennes.

Enfin, ces trois régions sont confrontées actuellement à une double crise économique internationale et nationale qui se traduit, sur leur territoire, par des difficultés sociales particulières.

Pour toutes ces raisons, il apparaît pertinent de développer les échanges d’expériences, de favoriser les synergies entre les trois institutions régionales et d’adopter, chaque fois que possible, des positions communes à faire valoir auprès des autorités nationales et européennes ou des organisations internationales de la zone.

Les présidents des conseils régionaux des trois régions, réunis à Basse-Terre, le 17 juin 2010, ont donc décidé d’adopter la présente charte qui pose les fondements de l’Union Régionale de concertation et d’initiative des Antilles et de la Guyane (URAG).

Entre :

- la région Guadeloupe, représentée par le président du conseil régional, Victorin LUREL ;

- la région Guyane, représentée par le président du conseil régional, Rodolphe ALEXANDRE ;

- la région Martinique, représentée par le président du conseil régional, Serge LETCHIMY ;

Il est convenu ce qui suit :

Article 1er – Objet – :

La présente charte a pour objet de créer, entre les régions Guadeloupe, Guyane et Martinique, l’Union Régionale de concertation et d’initiative des Antilles et de la Guyane (URAG).

Article 2 – Forme juridique – :

L’URAG est créée transitoirement par voie conventionnelle. Les trois présidents des conseils régionaux expriment la volonté de doter l’URAG de la personnalité morale, dans les meilleurs délais et par délibérations concordantes.

Article 3 – Missions – :

Les missions de l’URAG sont de quatre ordres :

1- Favoriser les échanges d’informations et d’expériences sur tous les sujets communs aux trois régions ;

2- Elaborer des positions partagées sur des questions communes et les faire valoir auprès des autorités nationales, européennes et/ou dans les institutions internationales où elles sont représentées ;

3- Développer des projets communs sur les plans économique et social, dans les domaines culturels, sportifs, en matière de coopération internationale ainsi que sur tout sujet d’intérêt commun ;

4- Mutualiser des moyens et savoir-faire.

Article 4 – Ateliers – :

L’URAG organise ses travaux en ateliers. A sa création, l’URAG comprend les ateliers figurant en annexe :

Les présidents des conseils régionaux peuvent décider d’un commun accord de créer ou de supprimer des ateliers.

Un annuaire du réseau des référents de l’URAG est tenu à jour par ateliers et par thématiques Il est diffusé avant chaque conférence par la région organisatrice.

Article 5 – Tenue des conférences et réunions, animation, suivi des travaux, information des assemblées :

Les exécutifs régionaux cosignataires de la présente charte s’entendent sur les principes de fonctionnement suivants qu’ils proposeront dans les statuts de l’entité juridique qui dotera l’URAG de la personnalité morale :

- Tenue des conférences et réunions :

- La conférence plénière de l’URAG se réunit aux moins deux fois par an ;

- La première conférence s’étant tenue en Guadeloupe en juin 2010, la seconde se tiendra au premier semestre 2011 en Guyane, la troisième au second semestre 2011 en Martinique et ainsi de suite par ordre alphabétique des régions ;

- Des réunions extraordinaires de la conférence peuvent être organisées si l’actualité l’exige ;

- La conférence est précédée, la veille, de la réunion des ateliers. Les ateliers sont composés d’élus, de cadres et d’experts référents désignés par les régions, pour chaque thématique et qui forment un réseau permanent d’échange et de concertation ;

- Les travaux des ateliers sont préparés en continu tout au long de l’année, sur la base de fiches-actions, de fiches-projets ou de tout autre document commun, par les référents qui échangent par voie électronique et le cas échéant à l’occasion de déplacements dans les différentes régions.

- Animation :

- La région qui accueille la conférence semestrielle est chargée de l’animation de l’URAG pendant ce semestre.

- La Guadeloupe assure ce rôle pour l’année 2010, la Guyane prendra le relais au premier semestre 2011, puis la Martinique au second semestre 2011 et ainsi de suite.

- L’animation consiste notamment à établir l’annuaire, convoquer les réunions, diffuser les comptes-rendus de réunions, proposer des sujets d’intérêt commun à travailler, des communiqués communs sur des sujets d’actualité, des démarches communes auprès des autorités nationales ou européennes ainsi que toute initiative entrant dans l’objet de l’URAG.

- La conférence fixe, pour chaque semestre, les priorités de travail des ateliers.

- Information et suivi des travaux :

- A l’issue de chaque conférence, les conseils régionaux sont informés des travaux de l’URAG.

- Un comité de suivi composé des directeurs de cabinet et des directeurs généraux des services prépare et présente régulièrement aux présidents des conseils régionaux, l’état d’avancement des travaux de l’URAG

Article 6 – Moyens – :

L’URAG n’étant pas, à la date de signature de la charte, dotée de la personnalité morale, chaque région prend en charge les frais relevant des missions de ses propres référents (élus, fonctionnaires et experts).

L’organisation sur place des conférences et ateliers incombe à la région qui reçoit, les frais de déplacements (transport et hébergement) restant à la charge de chaque délégation.

Article 7 – Dispositions diverses – :

Lorsqu’une collectivité unique se substitue à une des régions fondatrices de l’URAG, cette collectivité peut adhérer à la charte de l’URAG.

Les travaux de l’URAG peuvent être, en tant que de besoin, ouverts aux départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique sur demande des régions concernées.

Peuvent aussi être associées aux travaux de l’URAG, selon des modalités à définir avec elles, les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.

D’autres partenaires (compagnies consulaires, syndicats, unions professionnelles…) peuvent être invités, en tant que de besoin, aux réunions de l’URAG.

Les exécutifs décident de lancer une consultation pour doter l’URAG d’une charte graphique.

Fait à Basse-Terre, le 17 juin 2010

Victorin LUREL Le président du conseil régional de Guadeloupe,

Rodolphe ALEXANDRE Le président du conseil régional de Guyane,

Serge LETCHIMY Le président du conseil régional de Martinique,

Annexe

(liste des ateliers)

- Atelier 1 « Politique » qui traite notamment des thématiques suivantes :

* institutions
* suivi de l’URAG

- Atelier 2 « Développement économique » qui traite notamment des thématiques suivantes :
* octroi de mer
* tourisme
* agroalimentaire et pêche
* carburants et pouvoir d’achat

- Atelier 3 « Aménagement du territoire » qui traite notamment des thématiques suivantes :
* continuité territoriale
* TIC et audiovisuel

- Atelier 4 « Gestion interne » qui traite notamment des thématiques suivantes :
* ressources humaines
* commande publique
* finances

- Atelier 5 « Développement humain » qui traite notamment des thématiques suivantes :
* éducation, enseignement supérieur et recherche
* insertion et formation professionnelle
* culture
* jeunesse et des sports

- Atelier 6 « Développement durable » qui traite notamment des thématiques suivantes :

* énergie
* risques naturels
* environnement

- Atelier 7 « Europe et coopération » qui traite notamment des thématiques suivantes :
* affaires européennes
* coopération amazonienne et caribéenne

Déclaration finale URAG

Flotille de Gaza: lettre au Président de la République

Jeudi 10 juin 2010

Monsieur le Président,

Lundi 31 mai, vers 4h du matin, les forces armées israéliennes ont donné l’assaut à une flottille internationale transportant plusieurs centaines de militants humanitaires et plusieurs tonnes de matériels destinées à la population civile de Gaza, très fragilisée par le blocus enduré depuis 3 ans ainsi que les destructions occasionnées par des opérations militaires multiples. Cet assaut criminel s’est soldé par plusieurs décès, des dizaines de blessés et des centaines d’arrestations, dont plusieurs citoyens français et ressortissants de pays alliés.

Cette action est inacceptable à plusieurs titres. D’une part, elle intervient dans les eaux internationales méditerranéennes où la liberté de naviguer doit être garantie, au même titre que dans l’océan Indien. D’autre part, elle a pris pour cible des internationaux désarmés dont l’action ne pouvait, en aucune manière, être considérée comme un acte d’agression envers l’Etat israélien, ni être assimilée aux actions des mouvements armés palestiniens. Enfin, elle concerne une action humanitaire visant à dénoncer un blocus parfaitement illégal et immoral au regard des obligations conventionnelles incombant à Israël comme puissance occupante des territoires palestiniens.

Dans ce cadre, il ne saurait être question de se contenter de dénoncer la « disproportion » de la force utilisée alors que c’est le principe même de son usage qui est en cause ici, comme il est en cause dans l’affaire du « Rachel Corrie » quelques jours plus tard. On ne saurait non plus invoquer une quelconque provocation alors que ces missions ambitionnaient de briser un blocus illégitime dont la levée est demandée par les pays membres de l’Union européenne et le secrétaire général de l’ONU. On ne saurait pas plus se contenter de simples remontrances verbales.

Ces actions s’ajoutant aux nombreuses exactions commises ces dernières années, notamment au Liban durant l’été 2006 et à Gaza au cours de l’hiver 2008-2009, mais aussi à la poursuite ininterrompue du processus de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, je vous demande instamment de prendre, en concertation avec nos partenaires européens, les dispositions fermes et déterminées qui s’imposent pour obtenir des autorités civiles et militaires israéliennes qu’elles cessent, une fois pour toutes, ces violations constantes et inadmissibles des règles élémentaires du droit international, notamment humanitaire, et des consensus internationaux. Ces dernières rendent en effet parfaitement illusoire tout espoir de règlement pacifique des différents territoriaux au Proche-Orient tandis que la faiblesse des réactions de la France et de l’Union européenne vis-à-vis de tels agissements ne peut que décrédibiliser durablement leurs actions à l’égard du respect des droits de l’Homme, de la démocratie et des dispositions au fondement de l’architecture internationale de sécurité, notamment au Moyen-Orient.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Salah Hamouri, citoyen français détenu en Israël.

Mercredi 9 juin 2010

Question écrite de Serge Letchimy

Serge Letchimy au ministre des affaires étrangères. Il y a toujours en Israël un français âgé de 25 ans, ayant la double nationalité française et palestinienne, condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien. Statuant à huis clos pour un acte dont ce jeune homme a été contraint de s’accuser en vertu d’une procédure dite de plea bargain, ce jugement a été rendu après 3 ans de détention au cours desquels une vingtaine d’audiences ont fait l’objet de reports successifs faute de témoins et/ou d’éléments de preuve permettant d’établir sa culpabilité.

Les autorités françaises ont récemment obtenu des autorités iraniennes la libération de Clotilde Reiss, ressortissante française de 24 ans injustement retenue en Iran depuis plusieurs mois. Cette libération intervient après un procès devant un tribunal civil de Téhéran dont l’audience a été publique et devant lequel elle s’est accusée d’actes qu’elle se défend par ailleurs d’avoir commis.

Ce furent ainsi des « aveux extorqués » selon les termes du premier ministre. Elle est aujourd’hui libre, après des mois très « difficiles pour une jeune fille » toujours selon les termes du premier ministre.

Après 5 années de détention fondés là aussi sur des aveux extorqués, il ne fait aucun doute que cette épreuve est pour ce jeune homme tout aussi illégitime et difficile à supporter qu’elle le fut pour Clotilde Reiss.

En conclusion, il aimerait savoir ce que le gouvernement compte faire pour que les ressortissants français confrontés à des injustices analogues caractérisées ne soient pas traités de manière différenciée, de sorte à ce qu’ils bénéficient, ainsi que leur famille, du soutien actif du gouvernement pour demander leur libération – qu’ils rentrent en France ou qu’ils restent dans le pays où ils vivent normalement.

Préparation de la collectivité unique

Mardi 1 juin 2010

Comme suite au accords pris pour engager la préparation de la collectivité unique, Serge Letchimy à fait la proposition qu’une commission mixte composée de sept représentants de chacune des collectivités soit créée et se réunisse autant que de besoin, en adoptant une alternance de la présidence tous les deux mois. A ce titre,Didier Laguerre a été comme chef de file pour le conseil Régional, et comme autres membres pour le groupe « Ensemble pour une Martinique nouvelle »

Titulaires
M. Didier Laguerre
M. Daniel ROBIN
Mme Catherine CONCONNE
Mme Patricia TELLE

Suppléants
M. Luc CLEMENTE
M. Fred LORDINOT
Mme Jenny DULYS-PETIT
M. Justin PAMPHILE

Suite à la première réunion de préparation, le Groupe des « patriotes et des sympathisants » a fait savoir qu’il ne souhaite plus participer au processus, au motif qu’il souhaite faire sièger en même tempsles titulaires et les suppléants. Nous publions ici la réponse de Serge Letchimy

Monsieur le Conseiller, Cher Collègue,

Je prends acte de votre décision de ne plus participer aux réunions de travail pour la préparation de la Collectivité Unique.
Votre argumentaire est encore une nouvelle manœuvre pour vous dégager des vos responsabilités.
Une fois de plus vous confondez opposition et obstruction systématique au bon fonctionnement de l’assemblée démocratiquement élue.

Le rôle des suppléants est de remplacer les titulaires en cas d’empêchement. Imposer leur présence par la pression, voire le chantage, est contraire aux règles démocratiques et révèle par ailleurs, une volonté manifeste de fausser le débat.

Pour votre information, la réunion de ce jour s’est néanmoins tenue en présence des autres groupes.
Malgré votre volonté d’obstruction, je continuerai à faire de la libre expression et du respect des droits de la minorité un des fondements de la nouvelle gouvernance de la collectivité régionale.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.