Archive pour mai 2011

Intempéries en martinique

Samedi 7 mai 2011

Le président du conseil régional Serge Letchimy a reçu vendredi 6 mai à 16h des organisations d’agriculteurs afin de faire le point sur les dégâts causés par les pluies diluviennes des semaines passées, et encore en cours. Après deux heures de discussion très fructueuses toutes les doléances ont été enregistrées afin que les services régionaux les instruisent pour déterminer l’éligibilité des demandes et les modalités d’intervention de la collectivité régionale.

Le président du conseil régional a immédiatement adressé un courrier au premier ministre pour l’interpeller sur le caractère exceptionnel de la situation, et les menaces de lourdes pertes qui s’annoncent. il a saisit le premier ministre afin d’examiner la possibilité d’enclencher la procédure de calamité agricole dans les meilleurs délais de manière a apporter un soutien aux producteurs déjà fortement en difficulté après le cyclone thomas.

Serge Letchimy a aussi adressé un courrier au président de la caisse régionale de crédit agricole afin de lui demander d’examiner la possibilité d’accorder aux agriculteurs qui en feront la demande des report de paiement d’échéance ou un rééchelonnement de dettes. en effet la quasi totalité des des récolte sont compromises.

Les organisations suivantes étaient présentes:

OPAM
ORGAPEYI
Caraïbes Meloniers
COPROLAM
SYNDICATS DES APICULTEURS
CANNE-UNION
SOCOPMA
SCACOM
COOPMAR
Caraïbes Exotiques
GIE-MHM
BIO des Antilles

Le progressiste n° 2175

Mardi 3 mai 2011

Innondations : trouver une trouver une solution

Mardi 3 mai 2011

Eh oui, depuis plus d’un demi-siècle que dure cette situation qui semble faire partie d’une des ces formes d’aléas inévitables qui frappent notre île sans qu’aucune parade, qu’une solution ne soit possible, envisageable, envisagée, mise en œuvre…

Chaque averse, chaque pluie diluvienne est devenue pour les Martiniquais particulièrement ceux du centre EST et SUD, une véritable angoisse…
Une malédiction que rien ne semble lever, contrecarrer voire repousser. Et pourtant, à l’aube de ce XXI siècle de tous les défis technologiques, pareils écueils sont facilement circonscrits pour peu que les responsables de ce pays se donnent la peine de se pencher sur le problème et retiennent une solution qui aille dans le sens des intérêts des Martiniquais pour la prise en compte de la sécurité des biens et des personnes et aussi la protection et la préservation du tissu économique si fragile, si aléatoire.

Depuis plus de trente ans, CESAIRE à Fort de France, pourtant dans des conditions budgétaires dérisoires à l’époque, mit la ville capitale « hors  d’eau » par la réalisation de « pal planches » tout le long des berges de la rivière « Monsieur ». Depuis, Fort de France n’est plus inondée. Preuve que l’imagination mise en œuvre au service de la volonté donne des résultats.
Toutes ces années donc nos « politiques » de quelque bord de l’échiquier qu’ils soient ont pratiqué la politique de l’autruche, s’agissant de la résolution du problème et de la montée des eaux au niveau de l’aéroport Aimé CESAIRE et de l’inondation de Rivière-Salée avec les perturbations en termes de circulation que génèrent ces situations.
La semaine dernière, la commune de Rivière Pilote offrait le spectacle d’une ville inondée et quasi sinistrée .Encore un exemple d’impéritie manifeste d’élus dont le corollaire est la mise en danger des Pilotins, de leurs biens, de leurs vies, de leurs activités…

Il faut savoir que Rivière Pilote est la seule ville de France et de Navarre à ne pas posséder de PLU (Plan Local d’Urbanisme) avec une vision globale d’aménagement de son territoire. Forcément, toutes les interventions qui ont pu être diligentées le furent de manière opportune et parcellaire, relevant dans nombre de cas du « replâtrage ». La Région Martinique, dans le cadre de son Plan de Relance d’urgence, en plus de l’aide consentie à cette commune pour l’aménagement des rues DELGRES et IGNACE, de l’éclairage et de l’aménagement du parcours santé, va financer l’étude de la mise hors d’eau du bourg qui permettra de retenir l’ouvrage le plus adéquat pour répondre une fois pour toutes à ces  problèmes. A ce titre, cela nous permet de rappeler à l’ancien Maire, à l’ancien Président de Région, quand dans ses philippiques à l’encontre de la nouvelle gouvernance il dit que «  les besoins ne sont pas nés avec la nouvelle Région » qu’à la différence justement de ses méthodes d’antan, « Ensemble pour une Martinique nouvelle » a fait de la résolution des problèmes par un traitement de fond l’axe majeur de sa politique. Et c’est là toute la différence.

La RN5 et la section « GAIGNERON ».

A chaque pluie, la  Lézarde sort de son lit ». Sachons que le tracé initialement retenu du TCSP passe à cet endroit. Imprévoyance, quand tu nous tiens ! Enfin, avançons. Jeudi dernier, une fois de plus, les plaines du Lamentin et les zones industrielles et commerciales se sont retrouvées inondées. Un grave coup porté à l’économie. La Région Martinique a déjà engagé des études pour faire réaliser un ouvrage de franchissement entra la Lézarde et l’aéroport, qui serait un rehaussement de la voie, un viaduc ou toute autre conception qui conviendrait.

RIVIERE-SALEE

Au pont « Violon », la rivière n’arrive plus à canaliser ses eaux.  Il y a un mois, le Conseil Régional a lancé des «  travaux d’urgence », d’un coût de 250 000 euros afin de déboucher la rivière. Cette rivière d’une largeur initiale de 20 mètres n’a jamais été curée. Aujourd’hui, c’est un goulot d’étranglement de 2 mètres de largeur qui ne peut plus supporter le flux des eaux avec les conséquences que l’on vit. Les techniciens de l’entreprise sur le chantier remontent ce chenal à faible débit essayant de dégager les sédiments qui obstruent la rivière. Une percée de 5 mètres à déjà été réalisée. Il est prévu d’aller à 10 mètres. Soulignons qu’auparavant une journée de pluie suffisait à inonder Rivière-Salée. Avec les travaux en cours, ce délai est repoussé à 10 jours. Bien entendu, là encore, des études hydrographiques, hydrologiques et techniques vont être lancées pour déterminer le type d’ouvrage à adapter à cette situation.
En attendant, souhaitons qu’il pleuve un peu moins. Mais, trouver les solutions, c’est ce à quoi s’ingénie le groupe « Ensemble pour une Martinique Nouvelle » à la Région Martinique, dans un contexte où la multiplicité des problèmes, leurs récurrences, placent les sollicitations, souvent, dans des démarches d’exigence d’immédiate insolence.

SCIPION