Archive pour la catégorie ‘Le Progressiste’

Evaluation du plan de relance

Jeudi 27 octobre 2011

LA METHODE D’EVALUATION DU PLAN DE RELANCE
EST TRANSPARENTE

Nous avons eu l’occasion d’expliquer à plusieurs reprises comment se concevait l’évaluation du Plan de Relance d’Urgence à l’initiative du Conseil Régional et désormais en œuvre depuis un an.
A la remise par les donneurs d’ordre (mairies, EPCI), de la liste des entreprises retenues après appel d’offres sur un marché labellisé Plan de Relance, nous lançons un questionnaire auprès de cette entreprise.

Plusieurs questions sont posées à cette dernière et en particulier tous les éléments qui touchent à l’emploi de ses effectifs sur le chantier concerné.
Cette déclaration est rédigée de la main du concerné et nous est renvoyée par fax ou mail.
Ces données sont comptabilisées dans une base informatique qui reprend tous les éléments liés au dispositif Plan de Relance.

A ce jour, les 204 entreprises qui ont obtenu un chantier « Plan de Relance » sur les 98 lancés à ce jour ont été l’objet de ce questionnaire. 80 % d’entre elles nous ont fait l’honneur de répondre. Les opérateurs sociaux se sont chargés, eux, pour leur part de recueillir les données concernant les chantiers de construction et de réhabilitation de logements individuels.
Les chiffres annoncés sont donc le résultat de ces déclarations.

Pour compléter le dispositif, un comité de suivi composé d’organismes tels la Sécurité Sociale,  le POLE EMPLOI, l’INSEE etc analysent avec nous régulièrement les grandes tendances économiques. Cette initiative d’évaluation a été saluée par tous pour son caractère innovant au service de la mesure d’une politique publique.

Par ailleurs, les chantiers Plan de Relance sont signalés par des panneaux particuliers et peuvent être facilement identifiés par tout un chacun.

Le Conseil Régional n’a jamais eu la prétention de pouvoir remplir les carnets de commande de toutes les entreprises du bâtiment et des travaux publics au travers du Plan de Relance.  C’est un dispositif audacieux qui a voulu au travers de la commande publique, redonner du souffle à une économie en grande difficulté dans l’urgence.

Il ne saurait résumer à lui tout seul toutes les initiatives utiles pour que l’économie martiniquaise passe de la simple résistance à la crise à une vraie offensive partagée de tous les secteurs.

CONSEIL REGIONAL DE LA MARTINIQUE
27 octobre 2011

XVIème Conférence des Présidents des RUP

Mercredi 26 octobre 2011

Jean Claude Duverger au Conseil Régional

Mercredi 26 octobre 2011

jcduverger

Il laisse aujourd’hui pour quelques instants  le feu des rampes de la scène pour passer dans la lumière de l’actualité. En effet, en respect de  la Loi sur le cumul des mandats le conseiller régional Maurice ANTISTE, nouvellement élu Sénateur, cede sa place à Jean-Claude DUVERGER.

Ancien conseiller municipal mais aussi ancien conseiller général, inlassable travailleur Jean-Claude DUVERGER est un homme de terrain dont le dynamisme et le militantisme au sein du Parti Progressiste Martiniquais ont fortement contribué à la construction du Pays et   l’accompagnement dans leur détresse de nombreux administrés.

Mais le nouveau conseiller régional est tout aussi connu pour son activité culturelle, en tant que conteur, comédien acteur de cinéma et de théâtre. Ses textes ont nourri l’imaginaire  de plus d’un martiniquais.
Et ses contes ont également éduqué tant les enfants que les adultes, à qui ils ont  transmis autant de connaissances  que lui-même en a apportées à des générations dans l’exercice de sa fonction  d’éducateur spécialisé.

C’est donc un grand homme tant par la taille que dans la besogne que le Conseil Régional accueille en son sein ; Une compétence supplémentaire au service de la Politique ambitieuse du Président  Serge LETCHIMY.

PLAN DE RELANCE D’URGENCE : 1 AN APRES : DES OBJECTIFS ATTEINTS

Mercredi 26 octobre 2011

VOLET COMMANDE PUBLIQUE
Nombre total de chantier commune et EPCI : 221
Volume d’affaire : 201 532 988 euros
Participation région : 78 028 649 soit 38,7%
Dont Plan de relance : 71 365 907 euros
Et ACRC : 6 662 742 euros

ELEMENT DU CLIMAT DE L’ECONOMIE EN MARTINIQUE

En 2010 : 2780 création nette d’emploi et une baisse du nombre de chômeur au sens du BIT de 690 (source note de l’INSEE juin-juillet 2011)
Vente de ciment : augmentation de la vente de ciment en vrac de 7,7% sur un an (20102011) dont une augmentation de 52% pour les 6 derniers mois. (Source IEDOM 2011)
L’augmentation des recettes de TVA de 6,6% (source DRFIP 2011) sur un an (2010-2011) prouve une reprise de l’activité.
L’octroi de mer

APPORT DIRECT EN TRESORERIE DES COMMUNES
En 2010 : 4,8 millions d’euros ont été versé aux communes
En 2011 : une aide de 5 millions d’euro sera de nouveau répartie équitablement entre les 34 communes

SYNTHESE
Emplois générés par le Plan de Relance Régional d’Urgence : 2006,
Dont 1328 par le volet commande publique
Et 678 par le volet logement
Au cours des 12 derniers mois : 1 salarié, de la construction, sur 4 a été impacté par le Plan de Relance Régional d’Urgence
Au cours des 12 derniers mois : 3 entreprises, dans le domaine de la construction sur 4 ont été impactées par le Plan de Relance Régional d’Urgence.
Volume d’affaire global déclenché : environ 111 010 869€ sur 3242 371 196 €
Au 15 octobre 2011
Nombre de chantiers démarrés : 98
Volume d’affaire déclenché : 105 010 869 €
Participation Totale de la région sur ces projets : 32 570 091 €
Nombre entreprises impactées : 204

EMPLOIS
Masse salariale distribuée : 30 329 378 euros de masse salariale ont été distribués au 1er octobre 2011, soit 28,9 % du volume d’affaires déclenché.

VOLET LOGEMENT

Près de 1 000 familles verront enfin leur souhait d’être mieux logées se réaliser .
Le Conseil Régional de la Martinique dans le cadre du Plan de Relance Régional d’Urgence a souhaité rendre opérationnels environ un millier de décisions favorables de l’Etat (LBU) pour le financement de réhabilitation ou de construction de logements individuels. Cette opération vient en soutien des subventions AAH (Aide à l’Amélioration de l’Habitat) et LES (Logement Evolutif Social) attribuées par l’Etat.

Les décisions d’octroi par l’Etat de subventions les plus anciennes remontaient à 2004 et 2005 et seraient frappées d’annulation fin 2 010 si elles ne se transformaient pas en chantiers réels.
Il est à noter que près de 200 de ces 1 000 familles étaient des sinistrées du cyclone DEAN (2007) et ne pouvaient jusqu’alors retrouver des conditions décentes de vie.
Pour réaliser l’ensemble de ce dispositif, Conseil Régional de la Martinique a consenti un effort de plus de 4 millions d’euros et a ainsi permis de déclencher près de 30 millions d’euros de travaux auprès essentiellement de petits artisans (plombiers, maçons, électriciens, couvreurs,…)

Parallèlement et au vu des débats engagés dans le cadre de cette action, la Région en a profité pour adhérer au Fonds de Garantie de l’Habitat de la Martinique qui ne comptait parmi ses membres jusqu’alors que le Conseil Général et l’Etat.
Ce fonds a été abondé en conséquence : 6,6 millions d’euros pour permettre d’ouvrir ses services à un maximum d’emprunteurs qui ne peuvent présenter de caution pour accéder à leur emprunt pour réparer ou reconstruire leur logement. Plus le fonds est abondé et plus les familles qui peuvent en bénéficier sont nombreuses.

A dispositif exceptionnel, mesures exceptionnelles.
En effet, ces dossiers ont fait l’objet d’un traitement individuel au cas par cas, sans se voir imposer ni plafond ni quota. L’essentiel était de boucler le plan de financement pour permettre de déclencher le chantier. Cette initiative a permis un énorme travail partenarial avec les opérateurs sociaux de Martinique (GIDOS et le PACT), l’Etat, l’interface social financier, Martinique Habitat.
Cette action s’inscrit largement dans le cadre du Plan de Relance d’Urgence de la Région qui vise à redonner du souffle à une économie en grande difficulté et à créer autour de la commande publique un maximum d’emplois. Elle servira de tremplin à l’écriture dans les prochaines semaines de la politique de la Région Martinique en matière de logement social.
Enfin, cette opération comme l’ensemble des actions du Plan de Relance est soumise à évaluation directe et fera l’objet d’une information la plus large dès les prochaines semaines (nombre d’emplois générés, nombre de chantiers ouverts, volumes financiers, …).

Rappel Chiffres globaux
Nombre total de chantier : 956
Volume d’affaire : 33 238 208€
Participation région Plan de Relance : 4 714 107€
Au 15 octobre 2011
Nombre de chantiers démarrés : 228
Pour Part régionale : 1 470 649 €
Nombre entreprises impactées : 65
Le volet logement du Plan de relance bénéficie à 90,6 % aux petits artisans

DES INITIATIVES EN FAVEUR DES ENTREPRISES
Pour optimiser les effets du Plan de Relance, les investissements réalisés par les collectivités doivent se répercuter immédiatement dans l’économie Martiniquaise.
Le 28 juin 2011, à l’initiative du Conseil Régional, une rencontre était organisée afin de fluidifier les règlements entre les donneurs d’ordre publics et les entreprises.
Suite à cet échange un groupe de travail composé de représentants des collectivités territoriales, de chef d’entreprises de toutes tailles et de la paierie régionale s’est constitué.
Ce groupe est chargé, de présenter une charte partenariale collectivités/entreprises qui permettra, bien au-delà du Plan de relance, de réduire les délais de règlement des entreprises.

La nature actuelle du PPM

Samedi 11 juin 2011

La question a été posée sur Politiques Publiques de savoir si le PPM était encore un parti de gauche. L’on pose la question de savoir la nature politique actuelle du PPM ; il est évident que comme tout parti normal, il a évolué avec le monde qui a lui-même changé ; tous les partis doivent évoluer ;mais il y a des partis qui reconnaissent leur évolution ; c’est le cas du PPM et d’autres qui restent campés sur des slogans qui ne correspondent pas à leur propre réalité ; c’est le cas des partis dits indépendantistes.

Le PPM a donc évolué ; je suis bien placé, ayant fait campagne avec ce parti pour savoir qu’il y a parmi ses membres des gens qui ne sont pas très calés en culture politique ; c’est normal et je ne leur fait pas l’affront de le leur dire ; car je vois qu’ils sont bien encadrés par des anciens qui connaissent leurs fondamentaux. C’est vrai que des Cayol, Degrandmaisons, Suédile, Lise peuvent leur faire la leçon ; mais ce sont des camarades qui vont évoluer rapidement car ils sont de bonne foi et pourront s’appuyer sur des membres plus calés ; Letchimy, Pacquit, St Louis Augustin, Laguerre, Conconne, Landi, Crusol,Désiré, Delépine, pour ne citer que ceux là, je les met sur le plan des connaissances de la politique au même niveau que Marie-Sainte, Léotin, Saé, Malsa Mariane.

Nous avons dans tous les partis des gens bien formés ;et même ils peuvent compter les jeunes PPM sur nous, les indépendantistes utopistes qui sommes au sein du MAP.PAR CONTRE JE DOUTE DE LA PERSPICACITE POLITIQUE DE CELUI QUI A ECRIT L’ARTICLE EN DISANT QUE LE 74 NOUS AMENAIT A L’AUTONOMIE !
Le précurseur de la demande d’autonomie tout en restant dans les instances françaises est Toussaint Louverture ; ce qui explique l’admiration de Césaire; il n’a jamais pensé une seconde à une Haïti indépendante. Déjà l’autonomie dont parlait Toussaint était celle d’un Peuple, le Peuple haïtien dont il avait forgé la naissance, au sein d’un autre Peuple, le Peuple hexagonal, les deux jouissant du même Etat, l’Empire français. Deux siècles plus tard, l’ONU reconnaît le principe de souveraineté attaché aux Peuples. La décolonisation peut se faire par l’accession à une souveraineté totale, l’indépendance ou à une souveraineté partagée, l’autonomie ; l’accession aux deux statuts se fait suivant le principe de l’autodétermination. L’article 74 n’est pas du tout dans ce créneau.

Pour commencer le 72-3 a gommé l’existence de notre Peuple qui est devenu population annexe du peuple français ; et ce qui nous est offert dans l’article 74 n’est pas l’autonomie mais plus d’autonomie, accordée à une population régionale ; cela ne se fait pas dans le respect du Peuple martiniquais mais en l’assimilant ipso facto à l’autre peuple dont seul l’existence est reconnue. Pour retrouver notre existence en tant que peuple et notre droit à l’autodétermination, ce n’est pas en acceptant ce plus d’autonomie ; c’est en reconnaissant que le rapport de force n’est pas en notre faveur et en distinguant clairement une avancée institutionnelle dans le 73 (réforme administrative), qui ne touche pas à une réforme statutaire(changement de statut) ; le Détour, c’est prendre le chemin du 73 pour essayer de réveiller le peuple et lui faire prendre le bon chemin du recouvrement de son droit de peuple pour réclamer une vraie autonomie.

Cela est difficile à concevoir pour la majorité de nos indépendantistes dont je connais les limites de l’analyse politique, car je faisais parti du groupe. Je suis parti de ce groupe à cause de cette indigence. Le Détour, c’est cette troisième voie qui crée le scepticisme de ceux qui ont déjà jeté l’éponge du nationalisme et se gargarisent de slogans creux et vides de contenu comme l’indépendance.

Avant de se demander si le PPM est toujours de gauche ou pas , il faut se demander qu’el est le futur souhaitable pour notre pays. Est-ce que notre démarche est compatible avec les notions de droite et gauche française ? Quel constat faisons-nous de l’Etat d’esprit de nos concitoyens ? QUE DESIRENT-ILS EXACTEMENT ? Ils veulent me semble-t-il demeurer dans la République tout en voyant leurs spécificités reconnues.et prises en compte.

Alors la question à se poser est, est-ce que le PPM actuel est capable de répondre à ces aspirations ? Et dans le même temps est-ce que les « patriotes » sont capables de répondre à ces aspirations ? Dans l’état actuel des philosophies de ces partis à n’en pas douter ce sont les troupes de LETCHIMY qui sont plus à même de mener le peuple à ces satisfactions .Pourquoi ? PARCE QUE IL NE PRONE PAS L’INDEPENDANCE QUE LE PEUPLE NE RECLAME PAS ; en tout cas pas pour le moment ; parce qu’il l’amène à s’habituer à un petit peu plus de responsabilité.
De toutes les façons, en tant qu’indépendantiste, je disais autant de conneries sur LETCHIMY que ceux de mon camp ; il a fallu que je le rencontre et que nous discutions pour me rendre compte de toute l’ineptie de ceux qui le critiquent sans le connaître.

JE NE DIS PAS QU’IL NE PEUT PAS FAIRE DE CONNERIES COMME TOUT UN CHACUN, MAIS POUR LE MOMENT, IL EST DANS LA BONNE VOIE ; il a compris, contrairement à d’autre, la nature du colonialisme et il pratique ce que Glissant a qualifié dans « le discours antillais » d’art du Détour. Quand on n’a pas la force, il faut pratiquer la ruse au lieu de hurler de façon stérile. Le PPM actuel n’est pas le PPM ancien, c’est un parti qui s’adapte à nos réalités et à leurs évolutions. Je n’en fais pas parti et je peux en parler sans aucune pression.

Si un chemin vers l’indépendance il y aura cela ne peut être que par cette troisième voie pour ramasser les oripeaux du peuple, les réhabiliter et parler en son nom ; l’existence de leaders charismatiques qui se prennent pour des gourous est pathognomonique de nos survivances africaines. Voilà, administrateur, j’ai développé ma pensée dans le plus profond respect que je dois à ta personne. Amicalement

Max DUFRENOT

Le progressiste n° 2169

Vendredi 22 avril 2011
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Merci, Monsieur Letchimy

Lundi 18 avril 2011

Au vu de sa grande timidité, il ne suppose certainement pas en juin 2000 quand il est désigné candidat à la succession d’Aimé Césaire qu’un tel parcours l’attend. La tâche semble insurmontable à ce moment là. Il s’agit d’amorcer l’arrivée d’une nouvelle génération qui ne prétend pas comme il se plaira à répéter, « remplacer Aimé Césaire » mais humblement lui succéder.

Les « p’tits jeunes » que nous étions à l’époque qui l’accompagnent dans cette campagne déjà maculée des affreux dégâts du populisme s’accrochent à son rythme. Et quel rythme ! Un rythme fait de rigueur et d’exigence envers soi-même, envers les autres et pour les autres. Rien n’est laissé au hasard et à l’à peu-près. Les qualificatifs de « parfait » et d’ »extraordinaire » doivent être au rendez-vous de tous les quotidiens d’une campagne. Une campagne remplie de milliers de contacts humains et d’initiatives toutes aussi audacieuses les unes que les autres. Il y laissera quelques kilos, ses chaussures mais jamais cette inépuisable énergie qui interpelle et qui fait dire à tous « comment il fait ? »

Cet enfant à l’avenir pris en mains dans ces quartiers pétris de la main généreuse du poète sait ce qu’est la survie, épouse au quotidien  les mêmes problèmes mais jamais ne s’agenouille  devant eux. Une solution merveilleuse sort toujours de l’air rigoureusement sérieux qui émane de ce visage au calme qui serait selon lui  hérité de ses ascendances indiennes.

La victoire une fois obtenue au bout de cette année d’efforts, de mornes et de « fonds » ne changera, ni n’émoussera nullement cette inoxydable volonté. Le quotidien de la ville devient un vrai bouillonnement d’actions et d’idées. Pas un jour qui ne passe sans qu’on ne  l’aperçoive, limite courant auprès d’un chantier, dans une réunion, les enchainant avec passion et détermination. Remplir la mission, l’assumer fièrement et ne jamais baisser les bras telle est sa devise. On devinera sa fatigue à certains moments, sa faim, sa soif après 10 réunions et 50 audiences en 16 heures de présence menées tambour battant mais… jamais une plainte, jamais une complainte sur son sort à lui. « Fort-de-France est notre force, notre bastion, notre navire-amiral, travaillez !!!! » répète t-il à qui l’entendra…forcément.
Les projets sortent à des rythmes effrénées et même quand l’argent manque… il faut affronter cette misère financière, ces « purges », faire preuve d’imagination et toujours se rappeler symboliquement de ce « marré rein ou » que Césaire lui avait lancé comme un défi, ce soir de 2001 au Grand Carbet.

Le Parti quant à lui, doit survivre. Pour toiser les coups de « Jarnac », les traites, les chapardeurs, le patron lui réclame avec une émotion non feinte…. d’assumer la Maison de Trénelle.  Impossible de dire non à Monsieur Césaire et il ne résistera pas longtemps à son éloquent « je suis désormais sur votre compte » tellement plein de sens et d’interpellations.

Au Réservoir,  rien ne se fait sans douleur, sans déceptions mais le sens du devoir l’emporte. Il le vaut bien ce « Parti Patrimoine ». L’exigence y est également de mise : il faut faire renaître l’enthousiasme des militants, repartir au combat et donner encore plus pour rendre de l émotion à ce majestueux héritage. Les adhésions grimpent, les manifestations s’enchainent avec une montée en puissance  en audaces et en initiatives. Le « Parti » retrouve plus que jamais son rôle de gardien du temple, celui du peuple et de la démocratie et ne laisse désormais rien au hasard. Loi de la honte vantant la colonisation, aventure fumeuse du 74… NON… !!! s’insurge t-il « pas tant que nous sommes là ». Il exige la réaction de tous, monte au créneau face à l’infamie, à la démagogie, souvent seul,  lâché par une « certaine gauche », mais l’enfant de Trénelle a affronté la misère des années 60, alors……

Consciencieux à l’extrême et refusant de courir après tout, il décline poliment la pression des législatives de 2002 et préfère se consacrer exclusivement à cette ville et cette Cacem envers lesquelles il à pris des engagements. « N’insistez pas » dira t-il pour décourager plus d’un qui voyait déjà en lui un destin qui succéderait au Palais Bourbon à l’ami Camille.

Car il s’agit de tenir chaque pas gagné et ces pas ont un prix : humilité, sacrifice, vigilance…

Et les pas sont là, indélébiles,… les combats sont honorables. Refuser le populisme, l’affronter en 2010 au bout de semaines de questionnements où seule une salle surchauffée, un soir de février à la Ferme Perrine eut raison dans la douleur du dilemme de sa fidélité à l’œuvre Capitale.

Toujours ouvert à l’autre, le rassemblement nait petit à petit, désormais … mais pas autour de sa personne. Il déteste le MOI. Son moi, à lui, c’est ce pays, ce peuple qu’il a décidé de servir au mieux, coûte que coûte, vaille que vaille. Nouveau défi, nouvelles audaces… la manière plait, le dialogue nait, renait et « l’oxygène naissant » semble parcourir projets, idées, objectifs, et organisation.
Dans le silence de ses regards épurés, la démarche séduit au-delà de tout fossé et les forteresses réputées imprenables ne résisteront pas à ces armes miraculeuses au service d’une sereine mission d’élévation des consciences.
10 années d’un combat loin des moi haïssables, loin des moi je, loin des rancunes, loin des coups bas, loin des lèche-chèques et des égos surélevés.
10 années d’une impénétrable pureté au service d’une cause, d’un peuple.
10 années pour lesquelles on a tout simplement envie de lui dire un simple mot qui ne doit pas être réservé aux épitaphes.
Merci MONSIEUR Letchimy !!!!

10 années de plus, 10 années encore… on est preneurs !!!!

Catherine Conconne

Lettre ouverte à tous ceux qui ont récemment rejoint le Parti

Dimanche 17 avril 2011

Bonjour chers camarades, nouveaux adhérents du Parti Progressiste Martiniquais.

Je vous adresse ce petit message parce que je suis triste de ne pas vous voir plus souvent.

Alors que nous sommes aujourd’hui en position de donner une dynamique nouvelle à notre pays, il me semble que cette nouvelle génération à du mal à tenir sa place au sein du parti et de ses évènements.
 
Les évènements du parti ne servent pas qu’a se faire voir et connaitre des cadres, ils permettent surtout de côtoyer les militants, les anciens, les baroudeurs, ceux qui ont l’expérience et qui, de surcroit, souhaitent nous la transmettre.
Pourtant je vous vois peu, aux Lundis du Parti, aux réunions, aux manifestations… même aux Fêtes.
 
Comment voulez vous ?
Que le parti vive, si ses cadres doivent le faire fonctionner, doivent le faire avancer et en même temps travailler pour le pays.
Que nous restions en contact avec la population, que nous puissions répondre à toutes ses attentes et aspirations, que nous ne décevions pas, s’il n’y a qu’une poignée, toujours la même, qui travaille jusqu’à l’épuisement.
Et, pour tous ceux qui affirment (et ceux qui se taisent  mais n’en pensent pas moins) des ambitions politiques, croire que les militants de ce parti se battront pour vous, s’ils ne vous connaissent pas, s’ils ne vous ont jamais vu agir.
Comment voulez vous ?

Ne perdez pas de vue que le Parti Progressiste Martiniquais n’est pas là pour offrir quoique ce soit, à quiconque.

A part des connaissances : sur les dossiers en cours, sur la situation politique, économique et sociale du pays, sur les actions menées par nos représentants dans toutes les instances : des conseils municipaux au conseil régional.
A part aussi de l’expérience : afin de savoir parler en public, d’être capable de mener un débat, d’exprimer des idées construites, de gérer une campagne électorale
A part surtout, une formation humaine.
 
Nous savons, pour l’avoir  expérimenté dans la douleur, que d’autres se sont servis du parti pour autre chose. Alors, je vous le demande simplement : Êtes-vous de ceux là ? Êtes-vous là pour servir ou pour vous servir ?
Si votre réponse est celle du véritable militantisme, alors je vous l’affirme : il ne suffit pas de le dire, il  faut le prouver par l’action.
 
J’ai cette sensation que les militants de longue date attendent l’émergence d’une relève compétente. Nous sommes l’avenir de ce parti et nous devons prouver que nous en sommes, à la fois, capables et dignes

Je suis fier d’être membre du PPM, je suis fier de l’héritage laissé par ce parti à la Martinique.

Aussi, j’en profite pour remercier tous ceux qui participent au  travail de formation et de transmission auprès de nous.
Par cette lettre, j’invite chacun à s’investir, à enrichir de sa présence participative, active, volontaire, chaque manifestation du parti, chaque évènement, chaque cours de l’université de formation, chaque lundi du parti, chaque réunion de balisier.

Poursuivre efficacement le travail effectué par nos illustres prédécesseurs ; Cela ne dépend que de nous.

Camaradement vôtre
HE et MD, Membres du MJP

Communiqué de presse

Dimanche 20 décembre 2009

ppm-logo

Le PARTI PROGRESSISTE MARTINIQUAIS rappelle que dans le cadre de la campagne sur l’évolution institutionnelle et statutaire de la Martinique, il a choisi d’adhérer à la démarche initiée par le Mouvement des Autonomistes et Progressistes (MAP) et milite de ce fait pour une autonomie pleinement et collectivement assumée à travers « la Troisième Voie ».

De fait, le PPM n’est impliqué dans aucun autre front, rassemblement ou collectif existant à ce jour.

Fort-de-France, le 20 décembre 2009

Didier LAGUERRE
Secrétaire Général du PPM