Archive pour la catégorie ‘Progressiste’

PLAN DE RELANCE D’URGENCE : 1 AN APRES : DES OBJECTIFS ATTEINTS

Mercredi 26 octobre 2011

VOLET COMMANDE PUBLIQUE
Nombre total de chantier commune et EPCI : 221
Volume d’affaire : 201 532 988 euros
Participation région : 78 028 649 soit 38,7%
Dont Plan de relance : 71 365 907 euros
Et ACRC : 6 662 742 euros

ELEMENT DU CLIMAT DE L’ECONOMIE EN MARTINIQUE

En 2010 : 2780 création nette d’emploi et une baisse du nombre de chômeur au sens du BIT de 690 (source note de l’INSEE juin-juillet 2011)
Vente de ciment : augmentation de la vente de ciment en vrac de 7,7% sur un an (20102011) dont une augmentation de 52% pour les 6 derniers mois. (Source IEDOM 2011)
L’augmentation des recettes de TVA de 6,6% (source DRFIP 2011) sur un an (2010-2011) prouve une reprise de l’activité.
L’octroi de mer

APPORT DIRECT EN TRESORERIE DES COMMUNES
En 2010 : 4,8 millions d’euros ont été versé aux communes
En 2011 : une aide de 5 millions d’euro sera de nouveau répartie équitablement entre les 34 communes

SYNTHESE
Emplois générés par le Plan de Relance Régional d’Urgence : 2006,
Dont 1328 par le volet commande publique
Et 678 par le volet logement
Au cours des 12 derniers mois : 1 salarié, de la construction, sur 4 a été impacté par le Plan de Relance Régional d’Urgence
Au cours des 12 derniers mois : 3 entreprises, dans le domaine de la construction sur 4 ont été impactées par le Plan de Relance Régional d’Urgence.
Volume d’affaire global déclenché : environ 111 010 869€ sur 3242 371 196 €
Au 15 octobre 2011
Nombre de chantiers démarrés : 98
Volume d’affaire déclenché : 105 010 869 €
Participation Totale de la région sur ces projets : 32 570 091 €
Nombre entreprises impactées : 204

EMPLOIS
Masse salariale distribuée : 30 329 378 euros de masse salariale ont été distribués au 1er octobre 2011, soit 28,9 % du volume d’affaires déclenché.

VOLET LOGEMENT

Près de 1 000 familles verront enfin leur souhait d’être mieux logées se réaliser .
Le Conseil Régional de la Martinique dans le cadre du Plan de Relance Régional d’Urgence a souhaité rendre opérationnels environ un millier de décisions favorables de l’Etat (LBU) pour le financement de réhabilitation ou de construction de logements individuels. Cette opération vient en soutien des subventions AAH (Aide à l’Amélioration de l’Habitat) et LES (Logement Evolutif Social) attribuées par l’Etat.

Les décisions d’octroi par l’Etat de subventions les plus anciennes remontaient à 2004 et 2005 et seraient frappées d’annulation fin 2 010 si elles ne se transformaient pas en chantiers réels.
Il est à noter que près de 200 de ces 1 000 familles étaient des sinistrées du cyclone DEAN (2007) et ne pouvaient jusqu’alors retrouver des conditions décentes de vie.
Pour réaliser l’ensemble de ce dispositif, Conseil Régional de la Martinique a consenti un effort de plus de 4 millions d’euros et a ainsi permis de déclencher près de 30 millions d’euros de travaux auprès essentiellement de petits artisans (plombiers, maçons, électriciens, couvreurs,…)

Parallèlement et au vu des débats engagés dans le cadre de cette action, la Région en a profité pour adhérer au Fonds de Garantie de l’Habitat de la Martinique qui ne comptait parmi ses membres jusqu’alors que le Conseil Général et l’Etat.
Ce fonds a été abondé en conséquence : 6,6 millions d’euros pour permettre d’ouvrir ses services à un maximum d’emprunteurs qui ne peuvent présenter de caution pour accéder à leur emprunt pour réparer ou reconstruire leur logement. Plus le fonds est abondé et plus les familles qui peuvent en bénéficier sont nombreuses.

A dispositif exceptionnel, mesures exceptionnelles.
En effet, ces dossiers ont fait l’objet d’un traitement individuel au cas par cas, sans se voir imposer ni plafond ni quota. L’essentiel était de boucler le plan de financement pour permettre de déclencher le chantier. Cette initiative a permis un énorme travail partenarial avec les opérateurs sociaux de Martinique (GIDOS et le PACT), l’Etat, l’interface social financier, Martinique Habitat.
Cette action s’inscrit largement dans le cadre du Plan de Relance d’Urgence de la Région qui vise à redonner du souffle à une économie en grande difficulté et à créer autour de la commande publique un maximum d’emplois. Elle servira de tremplin à l’écriture dans les prochaines semaines de la politique de la Région Martinique en matière de logement social.
Enfin, cette opération comme l’ensemble des actions du Plan de Relance est soumise à évaluation directe et fera l’objet d’une information la plus large dès les prochaines semaines (nombre d’emplois générés, nombre de chantiers ouverts, volumes financiers, …).

Rappel Chiffres globaux
Nombre total de chantier : 956
Volume d’affaire : 33 238 208€
Participation région Plan de Relance : 4 714 107€
Au 15 octobre 2011
Nombre de chantiers démarrés : 228
Pour Part régionale : 1 470 649 €
Nombre entreprises impactées : 65
Le volet logement du Plan de relance bénéficie à 90,6 % aux petits artisans

DES INITIATIVES EN FAVEUR DES ENTREPRISES
Pour optimiser les effets du Plan de Relance, les investissements réalisés par les collectivités doivent se répercuter immédiatement dans l’économie Martiniquaise.
Le 28 juin 2011, à l’initiative du Conseil Régional, une rencontre était organisée afin de fluidifier les règlements entre les donneurs d’ordre publics et les entreprises.
Suite à cet échange un groupe de travail composé de représentants des collectivités territoriales, de chef d’entreprises de toutes tailles et de la paierie régionale s’est constitué.
Ce groupe est chargé, de présenter une charte partenariale collectivités/entreprises qui permettra, bien au-delà du Plan de relance, de réduire les délais de règlement des entreprises.

Rentrée politique

Samedi 10 septembre 2011

candidats et suppléantsLe mois de septembre est traditionnellement celui de la rentrée sous toutes ses formes, sociales, économiques politiques, mais également celui d’un regard en arrière pour mesurer le chemin parcouru…

La Martinique n’échappe pas à cette problématique et dans le contexte de crise actuel, il a bien fallu déployer des trésors d’énergie, de volonté, pour élaborer des stratégies permettant de faire avancer les choses. Avec le plan de relance d’urgence dont les premiers effets se font sentir, avec également le plan immersion jeune qui aura permis la mise en activité durant les mois de juillet- août de près de 700 jeunes. Dispositif qui a d’ailleurs été prolongé pour le mois de septembre et qui devrait être reconduit l’an prochain, en l’améliorant encore. Autant de mesures qui concernent le court terme, pendant que d’autres relatives au moyen et au long terme sont mises en place. Je pense particulièrement au plan ambition jeune adopté courant 2011 et qui commence progressivement à être mis en place, au plan de relance 2 qui concernera des projets plus structurants et sur un terme différent de celui du PR1, à la réforme de la politique agricole (adoptée) ou encore à la prochaine réforme des dispositifs d’accompagnement des entreprises… . L’objectif étant, par la conjugaison de toutes ces mesures, à court, moyen ou long terme, de permettre le redémarrage de l’économie martiniquaise.
La situation sanitaire est elle aussi préoccupante, avec l’invasion d’algues sur le littoral martiniquais, à l’origine de problèmes de santé publique, mais également économiques. Là encore, il a fallu faire preuve d’abnégation et de solidarité pour prendre à bras le corps ce problème et tenter d’apporter des éléments de réponse à une problématique complexe. Un phénomène qui, une fois de plus, doit nous interpeller sur notre relation à la nature, à notre environnement.

Sur le plan politique, les prochaines échéances sénatoriales du 25 septembre prochain occupent l’actualité, avec une campagne différente des campagnes précédentes. Rappelons en effet qu’il s’agit d’une élection au suffrage indirect, où le corps électoral est constitué de « grands électeurs » issus des élus locaux et des parlementaires.
Le PPM quant à lui, comme d’habitude, tâche de faire les choses avec méthode et dans l’ordre, en associant le plus largement possible nos militants à la réflexion qui doit précéder tout choix. C’est ainsi qu’après interrogation des militants, le 7 juillet dernier, le Comité National s’est prononcé sur cette élection.

C’est à l’unanimité des présents et représentés que le choix a été fait de soutenir la candidature de Serge LARCHER. La nécessaire et fructueuse discussion avec nos partenaires d’Ensemble pour une Martinique Nouvelle permettant de nous positionner dans le sens de l’intérêt général de la Martinique. Au sein de l’alliance, les débats ont permis de dégager un large consensus autour des candidatures de Serge LARCHER du PPM et Maurice ANTISTE du MPF. C’est donc tous unis au sein de l’alliance et conscients de l’intérêt supérieur de notre pays que nous nous engageons dans cette bataille électorale.

Viendra ensuite la nécessaire discussion avec les socialistes, lors de la préparation de l’élection présidentielle française qui précédera les législatives de juin 2012.
Les militants du Parti Progressiste Martiniquais seront comme à leur habitude impliqués sur tous les fronts, notamment lors de cette échéance, pour faire en sorte qu’ensemble nous puissions faire avancer notre pays sur la voie du développement et de la responsabilité.

Le 6 septembre 2011
Didier LAGUERRE
Secrétaire Général du PPM

Les dits « patriotes martiniquais » : la supercherie

Jeudi 14 juillet 2011

Je suis un indépendantiste utopiste ; cela signifie que je suis partisan de l’indépendance de mon pays et plus largement de tous les pays encore colonisés par des puissances coloniales ; mais en ce qui concerne mon pays, la Martinique, j’ai déjà réalisé que je suis devant un vœu irréalisable pour le moment du fait du refus du peuple d’aller vers un tel statut. Je me garde d’entrer dans la catégorie des gens que Jean ¨Paul Sartre qualifiait de gens de mauvaise foi ; des gens qui savent la vérité, mais se mentent à eux-mêmes pour mieux mentir au Peuple.

Même la dénomination de patriote relève de la psychanalyse ou tout au moins de la psychologie et est une réaction qualifiée par les spécialistes de « Processus de Contre investissement » : c’est une réaction où l’on remplace un terme rejeté par le subconscient par un terme très voisin mais assez flou pour qu’il l’accepte ; par exemple, il n’y a pas de noirs chez nous ; non, le subconscient collectif refuse cette qualification ; alors tous les noirs sont bruns et ce terme est acceptable et passe bien ; le subconscient collectif ne veut pas entendre parler d’indépendantistes et alors on lui fait admettre les patriotes.
Je sais que les réactions d’agressivité commencent à se manifester à mon endroit ; mais permettez que je vous livre mon analyse. Moi, indépendantiste chef d’entreprise, je me suis toujours posé la question : comment des militants arrivent à concilier leur statut de fonctionnaires avec celui d’indépendantistes ; autrement dit comment est-il possible de vouloir scier la branche sur laquelle l’on est assis.

J’ai du me rendre à l’évidence : c’est qu’en réalité les patriotes ne sont pas partisans de l’indépendance nationale martiniquaise et partant encore moins partisans de l’Autonomie du Peuple martiniquais.

Les psychologues et psychanalystes qui travaillent au sein du gouvernement français l’ont compris et le gouvernement surfe sur la méprise de nos leaders. Je sais que c’est dur d’entendre une telle vérité ; mais je vais étayer mon analyse.
Il est facile de se rendre à l’évidence par l’analyse des lapsus émis en politique par les dits « patriotes » et alliés. Un lapsus mineur mais révélateur avait été fait par le premier conférencier du RMC au stade du Lamentin. Edmond Mariette avait lancé à la fin de son discours en faveur du 74 ; « 74 ! 7 plus 4, onze, man sèbi » ; et toute l’assistance avait applaudi.
C’était déjà un lapsus mignon car mineur car en sèbi, 7 et 4 ne peuvent jamais se rencontrer, car il n’ y a pas encore de dé à 7 faces. Ceci n’est qu’une mise en bouche.
L’analyse d’un second lapsus collectif, plus important et plus grave celui-là, se trouve exprimé noir sur blanc dans la bible du Mouvement indépendantiste, Manifeste « Sanblé pou divini payi a ». Et celui-là est à la base de toute la démarche du gouvernement français à l’arrivée de la droite au pouvoir en plein milieu du Congrès des élus.
Je cite :
Les organisations soussignées réaffirment que le droit des peuples à l’autodétermination ne peut souffrir d’aucune exception et que la question de l’avenir institutionnel de notre pays doit être traité en conformité avec le droit international en matière de décolonisation.
Seule une consultation sous contrôle international, démocratiquement organisée, tenue après une période suffisante permettant à tous les courants de pensée, départementalistes, autonomistes, indépendantistes, de s’exprimer de façon libre et équilibrée serait conforma à ce droit
Il y a une expression sur laquelle vont sauter les psychologues du gouvernement : l’avenir institutionnel. Il y a une confusion avec l’évolution statutaire. Normalement pour aller à l’indépendance par étape, il faut une évolution statutaire, un changement de Statut. Mais l’instinct de survie des révolutionnaires installés sur la branche qu’ils ne veulent pas scier car ils ne sont pas suicidaires, se traduit par  le refus de l’évolution statutaire, emprisonné dans l’inconscient, le gouvernement l’a compris et il va surfer sur  l’expression évolution institutionnelle.

Une évolution des institutions n’a rien à voir avec une évolution du statut.

Prenons des exemples ; La France, l’Allemagne, l’Italie, ont un statut politique, c’est l’indépendance qui traduit leur souveraineté nationale. Ce sont des Nations, des Peuples. Les pays du Commonwealth comme Sainte-lucie et la Dominique dont l’existence des Peuples est officiellement reconnue, ont un Statut d’Autonomie au sein du Commonwealth. C’est une Autonomie reconnue à un Peuple dont la souveraineté est un petit petit peu partagée avec la Grande Bretagne ; mais ce régime d’Autonomie attaché à des Peuples fait que ces Etats sont reconnus et font partie de l’ONU. Maintenant au sein d’un statut, il peut y avoir des particularités institutionnelles accordées à des populations régionales. Nous avons l’exemple de la Sardaigne, de la Sicile ; ils sont italiens mais jouissent d’une large autonomie ; leurs peuples n’existent pas mais ce sont des populations régionales de l’Italie ;  ces régions jouissent de l’autonomie régionale. Quand le gouvernement français nous propose une évolution institutionnelle, il s’agit de nous faire accéder à plus d’autonomie régionale, pas à un régime d’Autonomie accordée à un Peuple. D’ailleurs pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, la Constitution affirme par l’alinéa 3 de l’article ,72 qu’il n’existe que des populations outre-mer. Cette situation paradoxale n’a pas manqué de heurter les deux seuls vrais politiciens martiniquais : Alfred Marie-jeanne et Serge Letchimy.

Le premier, très intelligent, par une forte introspection, comprenant le tour joué par le subconscient des patriotes fonctionnaires, a fleuré quelque chose d’ambigu dans cette histoire d’autonomie et il a poussé à la création du GRAM groupe de recherche sur l’autonomie martiniquaise ; mais pour masquer cette démarche  honteuse de sa part en tant que chantre de l’autonomie du 74, neuf mois après le choix du 74, il l’a fait contrôler par deux membres de son parti, Sainte Aimé et Marie Sainte et le chef du RDM, Lise. Quant  à Letchimy, nourri des enseignements de Césaire, il a démasqué tout de suite la nature néo coloniale du 74, tombeau des idéaux de libération nationale, car constituant une fin en soi; AMJ et Letchimy ont découvert tous les deux la supercherie du 74 qui conduirait donc à une autonomie régionale accordée à une population, différente de l’Autonomie d’un peuple, étape éventuelle à terme vers l’indépendance.

La suite a été un face à face pathétique entre deux consciences, nos deux plus valeureux politiques, les seuls (Letchimy avec les élus PPM, AMJ avec ses plus proches fidèles historiques), au sein du Congrès à savoir ce dont ils parlaient ; AMJ a choisi d’entrer dans la catégorie des gens de mauvaise foi de Sartre ; en liant une avancée bidon de son peuple à son espérance de vie ; Letchimy a choisi de sauver l’avenir de son Peuple, esquivant le piège du gouvernement,  en optant pour l’évolution institutionnelle du 73 et en sauvegardant l’évolution statutaire pour laquelle les conditions avaient été sciemment sabotées par le gouvernement colonialiste lui-même enfermant le Peuple martiniquais dans le bocal étriqué d’une population pour le manipuler à l’abri des regards de l’ONU et de la communauté internationale.

Max DUFRENOT

ET REVOILA LE NEGRE DEPARTEMENTAL

Jeudi 14 juillet 2011

« Une race vraiment très spéciale » comme le chante si bien Kali.

On la croyait en voie de disparition tant l’idée d’une collectivité unique semblait avoir fait son chemin depuis que Césaire avait lancé le débat en 82. Eh bien non ! Figurez vous que trois derniers prototypes résistants ont tenu il y a quelques jours une conférence de presse pour lancer un appel, visiblement à la WWF.

Les FMP qui se sont fait rejoindre par le fils du père empêché, Maran Junior ont tenté au travers d’une brillante démonstration de nous convaincre des méfaits de la loi sur la collectivité unique proposée et votée par le clan de Papa Sarko.

De l’avis de tous, on y a pas compris grand-chose tant la cause semblait remonter aux temps des Pyramides, mais l’affolement des derniers survivants de la race du « nègre départemental » semblait bien réelle.

Il manquait juste un détail pour coller à l’anachronisme de la situation : une photo de De Gaulle sur le mur du fond de la salle.

Innondations : trouver une trouver une solution

Mardi 3 mai 2011

Eh oui, depuis plus d’un demi-siècle que dure cette situation qui semble faire partie d’une des ces formes d’aléas inévitables qui frappent notre île sans qu’aucune parade, qu’une solution ne soit possible, envisageable, envisagée, mise en œuvre…

Chaque averse, chaque pluie diluvienne est devenue pour les Martiniquais particulièrement ceux du centre EST et SUD, une véritable angoisse…
Une malédiction que rien ne semble lever, contrecarrer voire repousser. Et pourtant, à l’aube de ce XXI siècle de tous les défis technologiques, pareils écueils sont facilement circonscrits pour peu que les responsables de ce pays se donnent la peine de se pencher sur le problème et retiennent une solution qui aille dans le sens des intérêts des Martiniquais pour la prise en compte de la sécurité des biens et des personnes et aussi la protection et la préservation du tissu économique si fragile, si aléatoire.

Depuis plus de trente ans, CESAIRE à Fort de France, pourtant dans des conditions budgétaires dérisoires à l’époque, mit la ville capitale « hors  d’eau » par la réalisation de « pal planches » tout le long des berges de la rivière « Monsieur ». Depuis, Fort de France n’est plus inondée. Preuve que l’imagination mise en œuvre au service de la volonté donne des résultats.
Toutes ces années donc nos « politiques » de quelque bord de l’échiquier qu’ils soient ont pratiqué la politique de l’autruche, s’agissant de la résolution du problème et de la montée des eaux au niveau de l’aéroport Aimé CESAIRE et de l’inondation de Rivière-Salée avec les perturbations en termes de circulation que génèrent ces situations.
La semaine dernière, la commune de Rivière Pilote offrait le spectacle d’une ville inondée et quasi sinistrée .Encore un exemple d’impéritie manifeste d’élus dont le corollaire est la mise en danger des Pilotins, de leurs biens, de leurs vies, de leurs activités…

Il faut savoir que Rivière Pilote est la seule ville de France et de Navarre à ne pas posséder de PLU (Plan Local d’Urbanisme) avec une vision globale d’aménagement de son territoire. Forcément, toutes les interventions qui ont pu être diligentées le furent de manière opportune et parcellaire, relevant dans nombre de cas du « replâtrage ». La Région Martinique, dans le cadre de son Plan de Relance d’urgence, en plus de l’aide consentie à cette commune pour l’aménagement des rues DELGRES et IGNACE, de l’éclairage et de l’aménagement du parcours santé, va financer l’étude de la mise hors d’eau du bourg qui permettra de retenir l’ouvrage le plus adéquat pour répondre une fois pour toutes à ces  problèmes. A ce titre, cela nous permet de rappeler à l’ancien Maire, à l’ancien Président de Région, quand dans ses philippiques à l’encontre de la nouvelle gouvernance il dit que «  les besoins ne sont pas nés avec la nouvelle Région » qu’à la différence justement de ses méthodes d’antan, « Ensemble pour une Martinique nouvelle » a fait de la résolution des problèmes par un traitement de fond l’axe majeur de sa politique. Et c’est là toute la différence.

La RN5 et la section « GAIGNERON ».

A chaque pluie, la  Lézarde sort de son lit ». Sachons que le tracé initialement retenu du TCSP passe à cet endroit. Imprévoyance, quand tu nous tiens ! Enfin, avançons. Jeudi dernier, une fois de plus, les plaines du Lamentin et les zones industrielles et commerciales se sont retrouvées inondées. Un grave coup porté à l’économie. La Région Martinique a déjà engagé des études pour faire réaliser un ouvrage de franchissement entra la Lézarde et l’aéroport, qui serait un rehaussement de la voie, un viaduc ou toute autre conception qui conviendrait.

RIVIERE-SALEE

Au pont « Violon », la rivière n’arrive plus à canaliser ses eaux.  Il y a un mois, le Conseil Régional a lancé des «  travaux d’urgence », d’un coût de 250 000 euros afin de déboucher la rivière. Cette rivière d’une largeur initiale de 20 mètres n’a jamais été curée. Aujourd’hui, c’est un goulot d’étranglement de 2 mètres de largeur qui ne peut plus supporter le flux des eaux avec les conséquences que l’on vit. Les techniciens de l’entreprise sur le chantier remontent ce chenal à faible débit essayant de dégager les sédiments qui obstruent la rivière. Une percée de 5 mètres à déjà été réalisée. Il est prévu d’aller à 10 mètres. Soulignons qu’auparavant une journée de pluie suffisait à inonder Rivière-Salée. Avec les travaux en cours, ce délai est repoussé à 10 jours. Bien entendu, là encore, des études hydrographiques, hydrologiques et techniques vont être lancées pour déterminer le type d’ouvrage à adapter à cette situation.
En attendant, souhaitons qu’il pleuve un peu moins. Mais, trouver les solutions, c’est ce à quoi s’ingénie le groupe « Ensemble pour une Martinique Nouvelle » à la Région Martinique, dans un contexte où la multiplicité des problèmes, leurs récurrences, placent les sollicitations, souvent, dans des démarches d’exigence d’immédiate insolence.

SCIPION

Editorial de Didier Laguerre 17 avril 2011

Vendredi 22 avril 2011

Commémoration du 3e anniversaire du décès d’Aimé Césaire
PPM – Dimanche 17 avril 2011

Au bout d’un petit matin du 17 avril 2008, un grand vide s’est ouvert en chacun de nous, Martiniquais et militants du Parti Progressiste Martiniquais.

Nous sommes ici rassemblés, devant le siège du Parti Progressiste Martiniquais, Parti Patrimoine, qu’il a créé il y a cinquante- trois ans, pour honorer sa mémoire par la pose d’une plaque sur ce siège. Plaque qui retrace sont parcours  politique et son engagement pour cette Martinique qu’il aimait tant. Cette commémoration doit nous conduire à visiter à nouveau sa pensée et à nous l’approprier, non pas en cette occasion uniquement, mais chaque jour et en toutes circonstance. Car cette pensée est terriblement d’actualité et doit nous permettre d’affronter les défis du XXIème siècle.

 Aimé CESAIRE était un rebelle, un rebelle irrécupérable, et de sa « panthéonisation », contre laquelle certaines voix se sont élevées, ce qui restera dans l’histoire c’est la reconnaissance du combat inlassable mené par CESAIRE contre le colonialisme, l’assimilation et les discriminations. A ses cotés l’on retrouve également d’autres figures : Delgrès, Toussaint Louverture, Schœlcher, Eboué, des figures indissociables de l’avènement de la modernité, de la citoyenneté et de la démocratie. Il s’agit là d’hommes qui ont mené des combats pour que les Droits de l’Homme s’incarnent dans la réalité coloniale, pour que les idéaux de liberté, de fraternité et d’égalité soient des réalités. Idéaux auxquels Césaire a ajouté identité. Un message terriblement d’actualité aujourd’hui en France, où force est de constater que les vieux démons sont toujours là, tapis dans l’ombre et prêts à refaire surface à la moindre occasion. L’actualité nous le démontre chaque jour.

Aimé Césaire, une boussole pour l’avenir

Sa pensée est encore d’actualité, elle permet de penser l’avenir, et cette commémoration n’est pas un ressassement. Au contraire, aujourd’hui, nous assistons au développement d’un monde qui se déshumanise, nous assistons à « l’ensauvagement » du monde et CESAIRE né dans une colonie fut un acteur de son siècle, sa pensée, celle d’un rebelle qui s’est confronté à l’histoire mais n’a pas renoncé au rêve et à la poésie.
Une pensée qui questionne l’histoire, celle qui s’écrit depuis l’Europe.
Une pensée qui récuse une géographie des relations Nord-Sud
Une pensée qui conteste la mission civilisatrice et qui ne conçoit la résistance que dans la résistance à l’ordre colonial et aujourd’hui à l’ordre du marché international. Une pensée qui nous donne donc des clefs pour affronter les défis de notre temps.

Une pensée politique, une boussole pour penser notre temps et les défis qui s’ouvrent à nous : le développement économique dans le respect de la justice sociale, le passage à la collectivité unique… (Faut-il ici rappeler les étapes de sa pensée depuis 1945 ?)
Une pensée qui aide à penser notre modernité, à combattre les nouvelles formes de brutalité : celle d’un ultralibéralisme agressif, celle de l’exclusion et de l’enfermement dans une identité nationale figée, celle des tentations du populisme le plus étroit et le plus dévastateur des consciences et des libertés, y compris chez nous à la Martinique.

Alors il nous faut lire et relire Aimé CESAIRE, sans faire de la césairolâtrie, sans tomber dans le culte de la personnalité. Mais l’immensité de la pensée humaniste et sa portée universelle gagnent encore à être diffusées, expliquées, enseignées, non pour déifier mais pour transmettre et contribuer à construire ensemble cette Martinique digne, responsable, émancipée et épanouie.

Il avait un profond amour pour son pays et son peuple, qu’il combinait avec cette compréhension intuitive extraordinaire de ce dernier.
Une empathie qui le force à suivre le rythme du peuple, car il ne s’agit pas de le contraindre en le forçant à accepter des évolutions qu’il ne souhaite pas, mais au contraire de l’accompagner dans son aspiration à la dignité et la reconnaissance de son identité dans le cadre de l’Etat de droit.

Nous devons, nous autres militants du PPM, et au delà, nous autres Martiniquais ici rassemblés, le lire et le relire pour nous en pénétrer et demeurer fidèles au sillon tracé et pour (entre autres) poursuivre :

La lutte pour la justice
La lutte pour la culture
La lutte pour la dignité et la liberté

Les 3 piliers de l’action du PPM nous permettant d’avancer ensemble, regarder le passé avec fermeté et toiser l’avenir avec insolence.

Le 17 avril 2011
Didier LAGUERRE
Secrétaire Général du PPM

Commémoration decès Aimé Césaire

Vendredi 22 avril 2011

AIME CESAIRE : 26 juin 1913- 17 avril 2008

CESAIRE AD AETERNAM

Après la crypte du Panthéon pour un hommage solennel de la France au poète et homme politique, c’est dans la retenue et l’émotion que les militants PPM lui ont ce dimanche 17 avril 2011 rendu « une visite chaleureuse » en son éternité bienheureuse de La Joyau, dans sa terre natale. Une plaque commémorative, posée à l’entrée du siège du Parti Progressiste Martiniquais pour la circonstance, a été dévoilée.

Pour le maire de Fort-de-France Raymond SAINT-LOUIS-AUGUSTIN,  « cette commémoration est notre dû ; nous la devons à Aimé CESAIRE. Elle participe d’un devoir de respect et de reconnaissance pour tout ce qu’il nous a légué. CESAIRE nous inspire, nous habite et nous guide. La pensée de CESAIRE n’est pas l’évitement, l’éviction, le rétrécissement ou l’enfermement. CESAIRE nous apprend à nous regarder en face et nous prépare à relever les défis qui se présentent à nous. Il nous pare de clairvoyance pour reconnaître que  le dieu du vaincu est devenu le diable du vainqueur. Il nous rappelle, dans l’intérêt de notre pays, que ce que nous avons gagné en identité, nous ne devons pas le perdre dans l’effritement et la dilution. CESAIRE disparu, nous devons donner le temps à sa pensée de nous habiter. Le poète, le dramaturge, mais surtout l’homme politique, doit guider le peuple martiniquais ».

Bien qu’il s’en défende quand il dit « je ne veux pas substituer ma propre conscience à la conscience du peuple martiniquais », CESAIRE est tout simplement LA conscience du peuple martiniquais !

[Quelques mots forts : « La parole allume les morts à coups de fleurs de feu. Elle met dans l’antan et demain assez de connivence pour couvrir la Martinique » (Ernest PEPIN- Au verso du silence]

Serge SOUFFLEUR

Le Progressiste

Mercredi 30 juin 2010

le Progressiste du 30 juin 2010

Camille Darsières est décédé

Jeudi 14 décembre 2006

Camille Darsières est décédé

Camille-Darsieres-1Le Peuple Martiniquais apprend avec tristesse et stupéfaction le décès d’une figure incontournable du monde politique local. Très tôt ce matin, Camille Darsières a succombé à une crise cardiaque malgré les soins intensifs qui lui ont été prodigué.

Camille Darsières a été en Martinique et dans la Caraïbe un combattant infatiguable de la lutte contre les injustices et les discriminations. Il a participé à toutes les luttes contre le colonialisme et a toujours fait preuve d’une fidélité sans faille à Aimé Césaire.

Il aura marqué de son empreinte la vie politique en s’investissant auprès des masses populaires qu’il a défendues à la fois en tant qu’avocat et également en tant que Député et Président du Conseil Régional.

Homme d’une extrême générosité et d’un grand humanisme, il a toujours été au service de son peuple. Sa disponibilité, son dévouement et sa fidélité à son pays font de lui un vrai Patriote de la Nation Martiniquaise.

Camille-Darsieres-2

Encore récemment lundi dernier, comme à son habitude, il était au siège du PPM aux côtés de Paul Vergès, vieux compagnon de lutte, Président de la Région de la Réunion de passage cette semaine en Martinique.

Camille-Darsieres-3

Camille-Darsieres-4

Jeudi 14 Décembre 2006

18 eme congrès:Mission Accomplie

Samedi 28 octobre 2006

En ouverture du 18ième Congrès le Président du PPM s’est exprimé devant une foule de près de 1000 personnes sur la vie du parti, « Parti Patrimoine ».

Il a fait allusion à l’esprit fondateur de la Lettre à Maurice Thorez (dont on vient de célébrer le cinquantenaire), à la nécessaire mise en avant de la notion d’Autonomie (vrai projet politique), au rassemblement (démocratique ?) conjoncturel qui a pris naissance d’un conflit interne, à la pensée unique d’une certaine « autocratie locale », aux près de 6 ans d’efforts que vient de réaliser l’équipe municipale de la ville de Fort de France, à la nécessité de concevoir un vrai projet de développement durable, à la nécessaire reconnaissance de la Martinique comme Nation et comme Peuple, à la vigilance face aux prochaines échéances présidentielles pour faire valoir les positions du PPM dans le cas d’une arrivée au pouvoir du Parti Socialiste, à la précarité qui nous guette ici en Martinique, aux polémiques stériles (d’un certain groupe politique local) qui se sont manifestées à l’occasion de la participation d’une composante de la population martiniquaise lors des cérémonies du 22 mai sur la place de l’Abbé Grégoire et sur les appellations de l’Aéroport et du Lycée Schoelcher.

Extraits…

« J’avais en octobre dernier pris l’engagement de tout faire pour permettre au Parti Progressiste Martiniquais de se retrouver tous unis dans le même effort avec la même volonté et le même objectif : poursuivre le redressement et la modernisation du Parti afin de continuer la bataille entamée par nos aînés en vue de l’émancipation du peuple Martiniquais. »

« Le but était de sauver un Parti, et pas n’importe lequel : Un Parti Patrimoine.

Un mouvement d’idées suffisamment riche pour mériter notre respect, notre adhésion,.. en le rénovant, en le rendant plus lisible, plus opérationnel notre mot d’ordre,.. en redéfinissant notre stratégie politique fondée sur des idées de progrès et d’autonomie,.. et en opérant de profondes réformes d’organisation. »

« Une vision qui refuse le dogmatisme, qui refuse l’asservissement, une vision qui met la Martinique et le Martiniquais au centre du débat politique et autour d’une nouvelle éthique politique rendant indissociable le combat pour l’identité, le combat pour la démocratie, et le combat pour le développement.

La Lettre à Maurice Thorez est l’acte fondateur de ce principe et de cette philosophie. A l’époque c’est un acte héroïque, précurseur et révolutionnaire porté par un homme seul, empruntant seul le long chemin de la liberté, Aimé Césaire. »

« Pour répondre à certains détracteurs, le PPM, patrimoine politique martiniquais, n’a jamais considéré l’idée d’autonomie comme un dogme ou comme un communautarisme étroit.

Au contraire, l’ambition, c’est,
… au-delà d’une affirmation identitaire,
… au-delà d’un cadre esthétique de plus,
… un vrai projet politique permettant d’assurer et d’assumer une organisation institutionnelle capable de réformes profondes, dans le progrès, afin de rompre avec le mimétisme et la démocratie d’exécution. »

« Quand j’évoque le concept de « Parti Patrimoine », c’est que je sais qu’en tout territoire, le patrimoine marque le rapport à l’histoire, il donne du sens et de la profondeur au quotidien, il est référence pour l’avenir. Un Parti Patrimoine comme le nôtre est vivant, nous devons en être fier, c’est un patrimoine vivant, chargé de valeurs et de promesses.

Mais soyez rassurés, il ne s’agit pas aujourd’hui de faire l’apologie du Parti mais de dire la vérité ; il ne s’agit pas de créer la haine contre qui que ce soit (surtout pas, rappelez vous cette phrase du Poète : « je ne suis pas une homme de haine »), l’essentiel n’est pas là. »

« Que tous sachent que le PPM, parti fraternel, parti de rassemblement, doit demeurer un lieu de référence, un lieu de mémoire, un lieu de démocratie, malgré les dénigrements. »

« Mais il me semble juste de rappeler que le baobab de référence et le flamboyant aux profondes racines sont toujours solidement ancrés sur les pentes de Trénelle et resterons toujours solidement ancrés sur les pentes de Trénelle. »

« Il y a un an, le PPM comptait à peine 500 militants.
Le parti approche les 1100 militants inscrits et à jour de leur cotisation.

Il y a un an, le parti comptait à peine 17 Balisiers dont la moitié en état d’abandon manifeste, pour lesquels personne ne s’est mobilisé pour les aider à se relever.
Aujourd’hui nous comptons 32 Balisiers dont de nombreux en commune, hors de Fort-de-France. »

« Quant à moi,
Mon engagement depuis 2001 a été respecté :

Au plus bas de la fosse, au plus bas des difficultés, l’équipe municipale a fait un travail considérable pour engager Fort-de-France sur la voie du redressement et de la modernisation.

Je veux ici, ce soir, remercier mon équipe,
… les élus du Conseil Municipal,
… les Foyalais et Foyalaises de tous les quartiers,
… les Progressistes de tous lieux qui m’ont aidé à ne pas trahir Aimé Césaire et à œuvrer pour
… que cette ville demeure le Rempart des Consciences
… que cette ville donne l’exemple de la nécessaire modernisation à l’ensemble de la Martinique.

Cette mission, compte tenu de son importance, compte tenu aussi des impératifs de crédibilité, d’honnêteté et de rigueur, m’a conduit à prendre la décision de me consacrer qu’à un mandat.

Pour réussir ce pari jugé par d’autres impossible à gagner, l’essentiel c’était de rétablir la confiance. La confiance dans l’homme politique et la confiance dans l’action de l’homme politique.

6 ans après, en Mars 2007, date-anniversaire des élections municipales, je remettrai à mon parti le bilan de mon action politique, de mon action de développement pour la Ville de Fort-de-France et la Communauté d’Agglomération sous le titre suivant: «Missions Accomplies » . « 

« Mais je me permettrai d’ajouter les commentaires suivants : « Accomplies, oui, mais dans une terrible souffrance et un sentiment d’isolement qui rappelle les moments les plus sombres traversés par Aimé Césaire ». »

« Isolé je le suis, isolé je le resterai, s’il le faut.

Seul le Peuple tranchera. »

« Rappelons que la lutte pour l’autonomie est indissociable de la lutte pour la reconnaissance de la Martinique comme Nation et comme Peuple. C’est une évidence pour nous. Nous devons nous appliquer à diffuser ce message. »

« Parlons-en : des échéances essentielles se profilent, dès 2007. Certes, les socialistes français seront nos partenaires privilégiés, car ils partagent nos valeurs de socialisme, de la solidarité et du respect de l’homme.

Mais nous devons demeurer vigilants pour faire valoir nos positions. »

« Ce qui est demandé, ce n’est pas une compétence de plus, c’est un pouvoir d’auto-institution et d’exercice légal de la responsabilité publique. »

« Comment accepter cette Martinique des 30.000 RMIstes,
… des 16% d’habitants vivant sous les seuils de pauvreté (contre 6% en France),
… des 108.000 personnes qui bénéficient de la CMU,
… des chômeurs de longue durée qui représente 46% des sans-emploi,
… de cette population souffrant d’illettrisme estimée à 22% de la population,
… des centaines de personnes vivant de l’urgence sociale,
… des 15.000 demandeurs de logement subissant la précarité de l’habitat,
… des 5.000 toxico-dépendants auxquels des acteurs courageux n’ont pu proposer qu’une dizaine de lits à l’hôpital Clarac.

Et la précarité nous guette. D’ici 2010, 25% de la population aura plus de 60 ans. »

« Etre progressiste, c’est penser le changement.
C’est se préparer à l’organiser.
C’est se mobiliser pour l’exercer. »

« Nous avons assumé une ouverture qui est pour moi historique, sur la Place Abbé Grégoire, l’an dernier. Cette ouverture n’est pas ni concession ni compromission.

C’est la possibilité de donner à l’autre l’occasion de s’exprimer,
… de reconnaître les erreurs et les crimes
… tout en s’engageant à participer à une humanité réparatrice nouvelle.

On sait à quels commentaires aigris cet événement a été livré. »

« Ce sont les mêmes qui ont conspiré cette grave manipulation pour rayer Schoelcher de la mémoire collective.

Fut-il blanc, Schoelcher a contribué à l’abolition de l’esclavage qu’il considérait lui-même comme « un crime de l’Homme contre l’Homme ».

Ce sont les mêmes qui ont tenté d’opposer deux grands hommes de cette Terre, Aimé CESAIRE et Frantz FANON, qui dans l’Humanité entière resteront deux hommes engagés dans la lutte anti-coloniale et pour le respect de l’Homme. « 

« Alors chers Amis,
« je suis sur votre compte ».
ces mots formulés lors du dernier Congrès par Aimé CESAIRE pèsent lourdement dans la responsabilité que nous aurons à assumer. »

Samedi 28 Octobre 2006